Paul Mahboub, le visage tuméfié, sur son lit d’hôpital. Blog Baladi
Paul Mahboub, un jeune homme originaire de Bécharré, a été sauvagement battu samedi à Blatt (caza de Jbeil) par un groupe d'individus qui l'avaient pris pour un réfugié syrien. Parmi les agresseurs, un policier municipal de Blatt habillé en civil, Sami Kouba, le fils d'un général de l'armée à la retraite, de la famille Féghali, de même qu'un certain Chadi Kosseyfi, tous trois en état d'arrestation à la gendarmerie de Jbeil. Cet acte xénophobe pour le moins, qui pourrait tout aussi bien relever du délit de faciès, découlerait d'une méprise, voire d'une erreur d'interprétation, estiment les médias en ligne qui ont rapporté l'information, parmi lesquels Blog Baladi. Les agresseurs de M. Mahboub lui avaient demandé ses papiers d'identité. Mais ce dernier a refusé d'obtempérer, ne sachant à qui il avait affaire. Hospitalisé, il souffre de multiples fractures au visage. Il a aussitôt chargé son avocat de prendre l'affaire en main.
Interviewée par le site web Lebanonfiles, la victime assure avoir été attaquée par cinq personnes. Deux agresseurs sont donc toujours en fuite et leur identité n'a toujours pas été révélée. Elle affirme aussi n'avoir été contactée par aucune personnalité de la municipalité de Blatt malgré le bruit médiatique qu'a suscité l'affaire. Silence radio, également, de la part du président de la municipalité. Paul Mahboub soutient de plus que les agresseurs étaient en tenue civile et qu'il a refusé de leur remettre sa carte d'identité parce qu'ils n'avaient aucune qualité officielle. « Même s'ils détenaient cette qualité officielle, cela ne leur donne pas le droit d'humilier le citoyen », conclut-il.

