Francois Fillon lors d\'un meeting électoral à La Réunion, hier. Richard BOUHET/AFP
Le président du MoDem François Bayrou a une nouvelle fois plaidé hier pour un retrait de la candidature de François Fillon en vue de la présidentielle, déclarant sur France 3 que son maintien constituait une menace non seulement pour l'alternance, mais aussi pour la démocratie. Interrogé sur le candidat Les Républicains, fragilisé depuis plusieurs semaines par des révélations dans la presse concernant des soupçons d'emplois fictifs dont sa famille aurait profité, le dirigeant centriste a une nouvelle fois appelé le député de Paris à se retirer. « Je pense qu'il a des décisions à prendre et il aurait dû les prendre (...) parce qu'il est en train de menacer l'alternance, de menacer y compris son camp ou sa famille politique », a déclaré le maire de Pau, qui n'a toujours pas précisé ses intentions en vue du scrutin d'avril-mai.
Pour François Bayrou, qui avait soutenu Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire à droite, les répercussions vont encore au-delà. « Il faut que nous mesurions que la campagne présidentielle dans laquelle nous sommes détruit l'image de la France hors de nos frontières et détruit la confiance des citoyens à l'intérieur », a-t-il déclaré. « Sur le fond des attitudes, des pratiques, de ce qui est accepté, de ce qui est défendu, de ce qui est revendiqué, alors je considère que ça menace notre démocratie », a encore dit François Bayrou.
Le maire de Pau, qui dénonce depuis plusieurs mois le caractère « dangereux », « très dur » et « injuste » du programme de François Fillon, a déjà appelé le député de Paris à se retirer la semaine dernière. Il l'a également accusé d'être sous l'influence « des puissances d'argent », en ciblant les activités de conseil de l'ancien Premier ministre qui soulèvent depuis plusieurs semaines des interrogations.
De son côté, François Fillon s'est montré combatif hier à La Réunion, au second jour de son déplacement dans l'île, déterminé à être offensif « jusqu'au bout » pour gagner la présidentielle, malgré la tempête des emplois présumés fictifs de son épouse. « Je suis attaqué 24 heures sur 24, mais je reçois aussi d'innombrables soutiens. Je me battrai jusqu'au bout car mon programme est le seul capable de relancer la France », a affirmé le candidat de la droite à l'élection présidentielle lors d'un meeting à Saint-Pierre, devant plusieurs milliers de personnes qui criaient « Fillon président ». « Votre nombre est la meilleure réponse à tous ceux qui veulent nous empêcher de faire campagne », a-t-il lancé à la foule.
Dans une interview au Journal du dimanche, l'ex-Premier ministre a mis en garde contre « une crise de régime » s'il devait renoncer car « cela aboutirait à priver un courant de pensée, qui est majoritaire en France, de candidat crédible ».
(Sources : agences)


Juste une question à mes compatriotes Libano-français. Avez vous envisagé la victoire de Marine lepen ? Que diriez vous au cas où comme elle le dit dans son programme , elle vous demandait de choisir entre vos 2 nationalités ? Pour ceux qui n'ont rien à dire de sa présidence, la question ne se posera pas , mais pour ceux qui sont contre elle , préféreraient ils renoncer à la française et choisiraient la libanaise , quitte à vivre sous le régime du Phare Aoun, allié du hezb allié du héros Bashar ? En clair , Marine ou Bashar , l'avez vous envisagé ? Merci d'y réfléchir.
15 h 35, le 13 février 2017