Leila Solh Hamadé entourée de responsables de l’Association des dames de la charité et de femmes du quartier de Karm el-Zeitoun.
L'Association des dames de la charité a inauguré son centre médico-social de Karm el-Zeitoun, à Achrafieh, au terme des travaux de réhabilitation et d'équipement financés par la Fondation humanitaire al-Walid ben Talal. À cette occasion, une cérémonie a été organisée dans les locaux du centre, en présence notamment de la vice-présidente de la fondation, Leila Solh Hamadé, de Mona Ramzi Joreige, ainsi que des dignitaires religieux et des habitants de la région.
L'Association des dames de la charité est l'une des anciennes associations caritatives du Liban. Elle est membre de l'Association internationale de la charité. Elle vient en aide aux personnes nécessiteuses, toutes communautés confondues, et œuvre pour améliorer leurs situation. Au nombre de ses fondatrices, feue Rose Kettané.
Dans une allocution, la présidente de l'association, Nawal Sfeir, a expliqué que le centre médicosocial de Karm el-Zeitoun est « un lieu d'entraide, d'interaction et une source d'énergie pour réaliser des projets et venir en aide au plus grand nombre de personnes défavorisées sur les plans social, pédagogique et hospitalier ». Elle a remercié la Fondation al-Walid ben Talal pour son aide et son soutien, ce qui « nous permettra d'atteindre de plus grands objectifs ».
De son côté, la vice-présidente de l'association, Salwa Bey, a souligné que ce centre est ouvert à tout le monde. « Les gens y viennent parce qu'ils savent que nous sommes prêts à les accueillir et à les aider quel que soit leur problème », a-t-elle ajouté, précisant que l'association aide aussi à couvrir les frais de scolarisation des enfants nécessiteux, comme elle aide les familles qui sont dans le besoin à s'acquitter de factures comme l'électricité, l'eau, le loyer... « L'après-midi, quelque trente élèves accomplissent leurs études scolaires avec l'aide d'étudiants universitaires », a affirmé Mme Bey, ajoutant : « Nous nous sentons responsables de ce quartier. »
Saluant l'action de l'Association des dames de la charité, Mme Solh Hamadé a mis l'accent sur le taux croissant de pauvreté au Liban. « Cela fait treize ans que je suis au sein de la fondation, et je sens toujours que je ne donne pas assez, tellement je vois des gens dans le besoin », a-t-elle confié. Elle a en outre souligné que « les associations qui œuvrent dans les quartiers sont les plus efficaces, en raison notamment du contact permanent avec les gens ».


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