Adonis Acra prononçant son allocution.
Le Centre international des sciences de l'homme (CISH) a tenu à son siège à Jbeil un atelier de travail intitulé La citoyenneté et l'appartenance communautaire : le modèle de l'accord de Taëf. Étaient présents des personnalités politiques, académiques et du monde de la presse, ainsi que des intellectuels venant de Syrie et d'Irak. Les participants ont profité des débats pour plancher sur une comparaison de la réalité communautaire au sein de diverses sociétés arabes.
Dans son allocution de bienvenue, Moustapha Héloué, secrétaire général de l'Union philosophique arabe, a estimé que l'accord de Taëf a reproduit le système confessionnel consacré par le pacte national de 1943. Il a mis également l'accent sur l'importance d'une « révision globale du document d'entente, pour pouvoir évaluer son impact et distinguer ses objectifs atteints et ceux non encore réalisés ».
De son côté, Adonis Acra, directeur du CISH, a indiqué qu'« à travers cet atelier de travail, les participants ne visent pas à adopter une position politique, mais se posent la question de savoir quelle est l'importance accordée au citoyen dans l'accord qui a réussi à mettre fin à la guerre civile ».
L'atelier de travail s'est tenu pendant deux jours et s'est soldé par une série de recommandations que le CISH publiera ultérieurement.

