Un agriculteur français devenu le symbole de l'aide aux migrants à la frontière franco-italienne, Cédric Herrou, a été condamné vendredi à 3.000 euros d'amende avec sursis par la justice française.
Cédric Herrou, 37 ans, était jugé pour avoir aidé des migrants venus d'Italie à franchir clandestinement la frontière française. Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Nice (sud-est) pour en avoir pris en charge des migrants sur le sol italien, mais il a été relaxé des autres faits pour lesquels il était poursuivi.
"On continuera à agir et ce n'est pas sous la menace d'un préfet ni les insultes d'un ou deux politiques que nous arrêterons. Nous continuerons car c'est nécessaire de continuer", a déclaré le militant, à peine sa condamnation prononcée, en sortant du tribunal au bras d'une militante d'origine malienne, acclamé par 200 personnes massées devant le palais de justice.
Le parquet, qui lui reproche une stratégie militante et un détournement de la loi de décembre 2012 accordant l'immunité pénale à ceux qui apportent une aide humanitaire et désintéressée aux migrants, avait requis huit mois de prison avec sursis à son encontre, ainsi que la confiscation de son véhicule, et un usage limité de son permis de conduire aux seuls besoins de sa profession.
Parmi les autres faits qui lui étaient reprochés et pour lesquels le tribunal l'a relaxé, figurait l'installation sans autorisation d'une cinquantaine d'Erythréens dans un centre de vacances désaffecté. L'occupation de ce centre avait pris fin avec l'intervention des forces de l'ordre au bout de trois jours.
Il a également revendiqué le fait d'abriter actuellement chez lui cinq mineurs, un Soudanais et quatre Erythréens.
Héros au grand coeur pour les uns, militant irresponsable pour les autres, Cédric Herrou, ancien citadin reconverti dans l'agriculture bio, assumant les risques encourus, avait multiplié ces derniers jours les attaques à l'encontre des autorités locales dans le département des Alpes-Maritimes, un bastion du parti de droite, Les Républicains. "On n'aide pas ces gens parce qu'ils sont noirs ou migrants, ou pour des considérations de politique nationale ou européenne. C'est juste que, quand il y a des gens en difficultés au bord de la route, je les aide", avait déjà expliqué Cédric Herrou.
Le 6 janvier, un enseignant français poursuivi pour avoir transporté des Erythréennes venues clandestinement d'Italie avait été relaxé par la justice.
Cédric Herrou, 37 ans, était jugé pour avoir aidé des migrants venus d'Italie à franchir clandestinement la frontière française. Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Nice (sud-est) pour en avoir pris en charge des migrants sur le sol italien, mais il a été relaxé des autres faits pour lesquels il était poursuivi."On continuera à agir et ce n'est pas sous la menace d'un préfet ni les insultes d'un ou deux politiques que nous arrêterons. Nous continuerons car c'est nécessaire de continuer", a déclaré le militant, à peine sa condamnation prononcée, en sortant du tribunal au bras d'une militante...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine