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Économie - Union Européenne

Le président de la BCE se déclare hostile à toute dérégulation bancaire

Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, hier devant la commission économique du Parlement européen réunie à Bruxelles. John Thys/AFP

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, s'est déclaré hier hostile à tout assouplissement de la réglementation bancaire, prenant ainsi le contre-pied de la position défendue par Donald Trump.
« La dernière chose dont nous ayons besoin à l'heure actuelle est un assouplissement de la régulation », a déclaré Mario Draghi devant la commission économique du Parlement européen réunie à Bruxelles. « L'idée de retrouver les conditions qui étaient en place avant la crise est préoccupante », a-t-il dit, soulignant le rôle positif joué selon lui par l'environnement prudentiel créé depuis la crise financière de 2008.
Donald Trump a signé vendredi un décret ordonnant une révision de la régulation du secteur financier aux États-Unis, s'attirant les vives critiques du camp démocrate, qui l'accuse de s'aligner sur les banquiers de Wall Street.
Le rôle d'une Banque centrale n'est pas de manipuler les devises, a dit Mario Draghi, faisant référence aux propos de Donald Trump accusant les principaux partenaires commerciaux des États-Unis de dévaluer leur monnaie. « Nos politiques monétaires reflètent les différents états du cycle (économique) de la zone euro et des États-Unis », a-t-il ajouté. « Le marché unique ne survivrait pas à une succession de dévaluations compétitives. »

Soutien de la BCE
La zone euro a encore besoin du soutien de la Banque centrale européenne (BCE), a par ailleurs déclaré M. Draghi, tout en rejetant des critiques récentes sur le niveau de l'euro. « Le soutien de nos mesures de politique monétaire est toujours requis » pour dynamiser l'activité et les prix en zone euro, a-t-il affirmé.
Les risques pour la zone euro perdurent et « sont liés principalement à des facteurs mondiaux », a justifié le banquier central.
Après une hausse de 1,1 % en décembre, les prix à la consommation en zone euro ont progressé de 1,8 % sur un an en janvier, très proche de l'objectif de la Banque centrale d'une inflation légèrement inférieure à 2 %, synonyme selon elle de la stabilité des prix.
Mais « notre stratégie de politique monétaire prescrit que nous ne devrions pas réagir à des statistiques individuelles et des hausses de court terme de l'inflation. L'horizon pertinent de notre politique est le moyen terme », a pointé M. Draghi.
Le banquier central a par ailleurs assuré que son institution restait prête à agir encore davantage en cas de détérioration des perspectives de croissance et d'inflation en zone euro.
(Source : AFP)

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, s'est déclaré hier hostile à tout assouplissement de la réglementation bancaire, prenant ainsi le contre-pied de la position défendue par Donald Trump.« La dernière chose dont nous ayons besoin à l'heure actuelle est un assouplissement de la régulation », a déclaré Mario Draghi devant la commission économique du Parlement européen réunie à Bruxelles. « L'idée de retrouver les conditions qui étaient en place avant la crise est préoccupante », a-t-il dit, soulignant le rôle positif joué selon lui par l'environnement prudentiel créé depuis la crise financière de 2008.Donald Trump a signé vendredi un décret ordonnant une révision de la régulation du secteur financier aux États-Unis, s'attirant les vives critiques du camp démocrate, qui...
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