Neymar (au centre), l’attaquant brésilien du Barça, disputant le ballon à Oscar de Marcos (à gauche), milieu de l’Athletic Bilbao, au Camp Nou de Barcelone. Lluis Gene/AFP
Avec une équipe remaniée, le FC Barcelone a battu l'Athletic Bilbao à l'économie (3-0), samedi, en championnat d'Espagne, revenant à une longueur derrière le Real Madrid, dont le match hier à Vigo a été reporté à cause des intempéries.
Avec deux matches de retard pour le leader merengue (1er, 46 pts), le classement de la 21e journée de Liga a des airs de trompe-l'œil. Mais le Barça, revenu à portée de la tête (2e, 45 pts), ne s'en formalisera pas, pas plus que l'Atletico Madrid, vainqueur de Leganes (2-0), pour consolider sa quatrième place (39 pts). Car il est désormais acquis, comme l'a confirmé la Liga, que le match du Real dans le stade du Celta Vigo, endommagé ces dernières heures par les violentes rafales de vent qui ont soufflé sur la Galice, est reporté.
La mairie de Vigo avait auparavant fait savoir qu'il serait hasardeux de maintenir la rencontre en raison d'une toiture fragilisée par les bourrasques. Mais le calendrier très chargé du Real et du Celta, clubs européens, ne va pas leur faciliter la tâche... L'agenda du Barça affiche lui aussi complet, et le succès tranquille obtenu samedi après-midi a permis aux Catalans de souffler un peu. De fait, l'équipe blaugrana s'est imposée au Camp Nou malgré la mise au repos de plusieurs cadres, comme l'Uruguayen Luis Suarez, et le remplacement à l'heure de jeu de l'indispensable Lionel Messi alors que le score était acquis.
« Pour nous, c'est une journée très positive, s'est réjoui l'entraîneur barcelonais, Luis Enrique. Cela montre que, pour atteindre nos trois objectifs cette saison (Liga, Coupe et C1), nous avons besoin de tout l'effectif. »
Messi rigolard
Il faut néanmoins souligner que la rotation d'équipe opérée samedi par le technicien a fait un peu tanguer la défense blaugrana en début de match : Raul Garcia a tiré sur le poteau barcelonais (3e), et Iñaki Williams, laissé seul à la réception d'un centre, a placé une tête plongeante juste au-dessus (12e). Mais, dans cette équipe-bis, les seconds couteaux se sont signalés : c'est l'avant-centre remplaçant Paco Alcacer (18e) qui a ouvert le score sur un service de l'intenable Neymar, et c'est l'ancien banni Aleix Vidal qui a clos la marque (67e).
Chose rare au Barça, Luis Enrique a même osé faire sortir du terrain la star Messi, remplacée sous l'ovation du Camp Nou (63e). L'Argentin, co-meilleur buteur de Liga avec Suarez (16 buts), avait auparavant eu le temps de marquer d'un coup franc excentré que le gardien a malencontreusement cafouillé (40e). Le quintuple Ballon d'or n'a pas pris ombrage de cette sortie précoce, et on l'a vu suivre la fin du match, l'air rigolard, sur le banc, plaisantant avec son compère Suarez.
Au final, le seul contretemps du match pour les Catalans est venu de Gerard Piqué, victime d'une contracture à une cuisse et remplacé « par précaution », selon le club. Et il faudra voir si le défenseur international espagnol est rétabli pour le huitième de finale aller de Ligue des champions face au Paris-SG le 14 février. Quoi qu'il en soit, les Catalans ont engrangé trois points sans trop forcer, une bonne opération juste avant un nouveau choc éprouvant contre l'Atletico mardi en demi-finale retour de Coupe du roi (victoire 2-1 à l'aller).
De leur côté, les Colchoneros ont réussi à rebondir samedi soir au stade Vicente-Calderon, mettant un terme à une série de quatre matches sans victoire en battant Leganes (2-0). Et c'est l'attaquant Fernando Torres, chouchou des supporters de l'Atletico, qui a montré la voie avec un doublé. El Nino Torres a d'abord provoqué un penalty incontestable (14e), poussant le ballon au fond dans la foulée après que le gardien a repoussé la tentative du Français Antoine Griezmann (15e). Puis l'expérimenté attaquant espagnol a doublé la mise d'un petit ballon piqué (51e), rendant le moral à l'Atletico juste avant d'aller au Camp Nou mardi. En soirée, Valence, ex-grand d'Europe, s'est enfoncé un peu plus (16e) en se faisant humilier 4-0 chez lui par le promu Eibar, vaillant 7e.
Séville freiné par Villarreal
Hier, dominateur stérile, le Séville FC a perdu deux points contre Villarreal (0-0), avec notamment un penalty manqué par le Français Samir Nasri, et a raté l'opportunité de revenir à un point derrière le Real Madrid en tête du championnat. Au stade Sanchez-Pizjuan, le gardien de Villarreal, Sergio Asenjo, a livré une performance spectaculaire pour cette 21e journée de Liga, écœurant les attaquants andalous par ses parades (17e, 76e, 82e). Et il s'est bien couché sur la frappe écrasée de Nasri depuis le point de penalty (49e), préservant le nul pour le « sous-marin jaune ».
Ce résultat décevant ne fait pas les affaires de Séville (3e, 43 pts), qui laisse s'échapper le FC Barcelone à la deuxième place. Les hommes de Jorge Sampaoli, battus le week-end dernier par l'Espanyol Barcelone (3-1), n'ont pris qu'un point en deux journées. Il leur faudra se ressaisir dimanche prochain lors d'un difficile déplacement sur la pelouse de Las Palmas, aux Canaries.
(Source : AFP)


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