Manifestation des ouvriers à Baalbeck. Photo ANI
Le PSP et la Jamaa islamiya pour le respect de l'accord de Taëf sur la loi électorale
Le Parti socialiste progressiste (PSP) et la Jamaa islamiya ont organisé hier une réunion de coordination entre les deux formations, axée sur la question de la loi électorale et la nécessité de respecter l'accord de Taëf à ce niveau.
Au terme de la réunion, les participants ont publié un communiqué dans lequel ils ont mis l'accent sur « la nécessité de respecter l'accord de Taëf et les bases sur lesquelles il a été conclu ». Le texte insiste dans ce cadre sur « la formation d'une commission nationale pour l'abolition du confessionnalisme politique, la création d'un Sénat et la reconsidération des découpages administratifs électoraux », évoquant l'importance de « s'entendre sur une loi électorale qui serait de nature à unifier les Libanais et non diviser, éliminer et marginaliser une composante politique quelconque ».
Enfin, après avoir affirmé la nécessité de « respecter les particularités de la Montagne en vue de préserver la formule de coexistence et de stabilité », les interlocuteurs ont convenu de tenir des réunions périodiques pour suivre les développements sur la scène locale.
Pour le PNL, les législatives doivent garantir l'alternance au pouvoir et le renouvellement
des élites
Le Parti national libéral a appelé hier à « fournir de plus gros efforts en vue de faire des prochaines législatives une plate-forme pour le renforcement de l'union nationale », mettant l'accent sur « l'importance de l'échéance électorale au niveau de l'alternance au pouvoir et du renouvellement des élites ».
À l'issue de sa réunion hebdomadaire, présidée par le député Dory Chamoun, le PNL a dans ce cadre publié un communiqué dans lequel il a indiqué que « les discussions sur la loi électorale continuent à tourner dans un cercle vicieux », estimant que « le refus apparent exprimé par les différentes parties à l'égard d'une prorogation du mandat du Parlement nécessite une traduction pragmatique, à savoir l'entente sur une loi électorale ». Afin de parvenir à cet objectif, le PNL invite dans son communiqué toutes les parties politiques à « faire des concessions réciproques pour arriver à des dénominateurs communs permettant de garantir une juste représentation ».
Pour Karamé, les armes du Hezbollah n'interviennent pas dans les échéances électorales
« Jusqu'à ce jour, nous n'avons à aucun moment constaté que les armes (du Hezbollah) sont intervenues lors d'une quelconque élection », a déclaré hier l'ancien ministre Fayçal Karamé, devant une délégation du conseil municipal de Wadi Nahlé (Beddaoui, Liban-Nord), conduite par son président, Khaled Jazzar.
« On dit que la communauté sunnite ne veut pas d'un mode de scrutin proportionnel en présence des armes », a relevé M. Karamé, faisant observer que « l'élection du président Michel Aoun, ainsi que la désignation des chefs de gouvernement, les élections municipales, les nominations, la conclusion de marchés douteux, ont pourtant eu lieu en présence des armes ». L'ancien ministre s'est demandé dans ce cadre, « pourquoi, lorsqu'il s'agit d'une représentation équitable, nous présente-t-on le prétexte des armes ? » mettant en garde contre chacun des trois risques d'une non-élaboration d'une nouvelle loi électorale, en l'occurrence « le vide, la loi de 1960, et la prorogation ».
Nadim Gemayel appelle à un retour à la normale des relations libano-qataries
Nadim Gemayel, député d'Achrafieh (Kataëb), a plaidé hier pour « un retour à la normale des relations libano-qataries », souhaitant qu'« investisseurs et vacanciers qataris retournent au Liban pour participer à la construction du pays et à son essor ».
M. Gemayel a tenu ces propos lors de son séjour au Qatar, où il a été reçu tour à tour par l'ancien émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, et par l'ambassadeur du Liban au Qatar, Hassan Najm.
Le député a également rencontré de nombreux membres de la diaspora et de partisans Kataëb, qu'il a exhortés à « constituer un modèle dans le domaine des affaires, les appelant à présenter les meilleurs projets et réalisations pour contribuer à la prospérité de ce pays hôte ».
La communauté syriaque réitère sa demande de représentation au Parlement
Les patriarcats syriaque-orthodoxe et syriaque-catholique ont réitéré hier leurs demandes formulées dans un document qu'avaient signé conjointement, le 9 mai 2016, les patriarches Ignace Ephrem II et Ignace Joseph III, visant à faire représenter la communauté syriaque par deux députés au Parlement.
Dans un communiqué publié par les deux autorités religieuses, l'accent est mis sur la nécessité de « soustraire à nos communautés l'appellation minoritaire, et (à) amender la loi électorale de façon à augmenter le nombre des députés et créer deux sièges parlementaires, l'un destiné aux syriaques-orthodoxes, l'autre aux syriaques-catholiques ». « Le texte préconise également la désignation d'un ministre syriaque dans chaque gouvernement formé, ainsi que la représentation des syriaques dans les fonctions publiques et dans les corps judiciaires, militaires, sécuritaires et diplomatiques ».
Manifestations d'ouvriers à Baalbeck pour dénoncer la concurrence syrienne
Un groupe d'ouvriers de la région de Baalbeck a protesté hier contre la situation économique délétère et la concurrence des ouvriers syriens sur le marché du travail. « Nous nous adressons au mohafez de Baalbeck-Hermel, Bachir Khodr, pour lui dire que notre région souffre du manque de sociétés industrielles qui pourraient employer la main-d'œuvre locale et faire baisser le taux de chômage. Le gel des permis de construction a contribué au chômage. Nous vous demandons de nous aider et d'accorder des permis de construction aux habitants de la région », ont souligné les ouvriers dans un communiqué. Ils dénoncent également « la concurrence malhonnête » de la main-d'œuvre syrienne « aidée par le fait de ne pas avoir à payer l'impôt sur le revenu ».
Sit-in à Tripoli contre la loi sur les anciens loyers
Un sit-in initié par l'union des syndicats d'ouvriers dans le Nord a eu lieu hier à Tripoli, pour protester contre la loi sur la libéralisation des anciens loyers, amendée à la mi-janvier. « Cette loi va entraîner la mise à la rue des locataires actuels et l'arrivée de nouveaux locataires étrangers, dont des Syriens pour la plupart », a indiqué Chadi el-Sayyed, secrétaire général de l'union.
« La nouvelle loi va aussi entraîner une crise sociale dangereuse, surtout que le salaire minimum va devenir équivalent dans certains cas aux nouveaux loyers. C'est une situation que les classes populaires ne pourront affronter et qui fera que des personnes vont se retrouver à la rue », a pour sa part expliqué l'avocat Rami Ichrakié qui participait au sit-in.
Les manifestants ont par ailleurs adressé une note explicitant leurs revendications au président de la République, Michel Aoun, lui demandant de renvoyer cette loi au Parlement afin qu'elle soit modifiée.
Manifestation des propriétaires de vans privés au Akkar
Les propriétaires de vans avec plaques d'immatriculation privées ont manifesté hier à Koucha (Akkar) contre le fait que l'État leur facture cher les plaques d'immatriculation publiques et qu'il leur impose des tracasseries au niveau administratif. Cette manifestation intervient après que les propriétaires de vans dédiés au transport en commun se sont plaints de la concurrence déloyale des vans privés.
Lancement de la chaîne Nour el-Arab
La chaîne catholique Nour Sat a lancé hier une nouvelle chaîne satellite nommée Nour el-Arab, lors d'une cérémonie à l'Université Notre Dame de Louaïzé, en présence notamment du ministre de l'Information, Melhem Riachi, qui représentait le président de la République. « Cette chaîne visera à la fois un public chrétien et musulman dans le monde arabe et aura pour but de combattre l'incitation à la haine », a dit M. Riachi qui a salué sa création.

