Dans un hommage national sans distinction de confessions, des milliers de Canadiens et leur Premier ministre Justin Trudeau ont assisté hier avec beaucoup d'émotion et dans l'unité aux funérailles de trois des six personnes abattues dans la mosquée de Québec. Surmontés de trois grandes couronnes de fleurs blanches, les cercueils, posés sur un catafalque, ont été recouverts, pour deux d'entre eux, du drapeau algérien et le troisième du drapeau tunisien.
Khaled Belkacemi et Abdelkrim Hassane, tous deux d'origine algérienne, et le Tunisien Boubaker Thabti ont succombé dimanche soir, comme trois autres fidèles, aux balles tirées par un étudiant canadien de 27 ans, proche de l'extrême-droite. Huit personnes ont également été blessées.
Au début de la cérémonie, qui se déroulait dans une patinoire, le cheikh Massaad el-Beltaji a récité des versets du Coran dans le plus grand recueillement d'une foule où Québécois de souche côtoyaient Canadiens d'adoption, toutes confessions confondues, musulmans, chrétiens, juifs. « C'est tout un pays qui a été ébranlé par cette attaque brutale et haineuse, mais dans ces moments sombres notre pays s'est uni et s'est montré solidaire », a déclaré Justin Trudeau (premier à partir de la droite) aux côtés d'une classe politique soudée dans la tragédie. « Non à la violence, non à l'intimidation, au racisme et à la xénophobie », a dit Philippe Couillard, chef du gouvernement de la province francophone du Québec. Chris Wattie/Pool/AFP


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