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Liban

Ils ont dit... sur la loi électorale

-Melhem Riachi, ministre de l'Information, dans un entretien à la LBCI : « S'il le faut, nous irons vers l'escalade pour obtenir une nouvelle loi électorale. Nous avons une stratégie, celle de ne pas lever une injustice qui nous vise et de l'imposer en retour à une autre partie. Nous ne serons pas injustes envers les druzes pour satisfaire les chrétiens, et vice versa. »

-Mgr Béchara Raï, patriarche maronite, au cours de son homélie dominicale, hier, à Bkerké : « Si un dialogue (de vérité dans l'amour) avait eu lieu depuis 2005, nous aurions une nouvelle loi électorale depuis des années. Si ce dialogue avait existé, les députés auraient assumé leurs responsabilités constitutionnelles et nationales, et évité au Parlement l'avertissement du président de la République et ses deux "non" à la loi de 1960 et à la prorogation. Une fois de plus, nous leurs disons: les lois ne sont pas édictées à la mesure des personnes et des groupes, mais du Liban et de son peuple. Évitez donc au pays une nouvelle crise (...). »

-Achraf Rifi, ancien ministre de la Justice, en réponse au président de la République, Michel Aoun : « Sa position en Conseil des ministres n'a pas été une surprise pour nous. Garant de la Constitution, il s'est vanté d'opter avec facilité pour le vide au nom du refus de la prorogation et de la loi de 1960. Le général Aoun a été élu président par la force du vide, avec la couverture du mini-État des armes. Il n'est guère étonnant qu'il ait recours à chaque fois à la menace du vide à chaque fois qu'il souhaite réaliser un intérêt électoral ou politique, ce que nous rejetons et qui constitue une menace au maintien du Liban, dans la mesure où cela consacre le vide comme usage et affaiblit les institutions. Les prises de position du président ont sapé Taëf et la Constitution (...) et nous appelons au respect de ces textes. Nous condamnons aussi l'hommage de M. Aoun au président du régime syrien, alors même que l'encre du discours d'investiture appelant à la neutralité du Liban vis-à-vis des conflits extérieurs n'a pas encore séché. Cette position peut émaner d'un allié d'Assad, mais pas du président de la République du Liban. »

- Nabil Kaouk, membre du conseil central du Hezbollah, au cours d'une cérémonie à Sawané, au Liban-Sud : « Le nouveau cabinet perdra la confiance de tous s'il ne produit pas une nouvelle loi électorale. Le retour à la loi de 1960 place le pays sur un champ de mines et le conduit à une crise politique sans précédent, qui sera pire que toutes celles qu'il a vécues au cours des années écoulées. Il existe des parties libanaises qui usent de la politique de l'atermoiement pour imposer la loi de 1960 comme un fait accompli. Elles placent ainsi le Liban sur la voie d'une vraie crise, mais une opportunité existe encore, et la voie du consensus est toujours ouverte (...) pour une nouvelle loi électorale garantissant une représentation saine et équitable, et ne marginalisant personne. Que tout le monde sache que le retour à la loi de 1960 constitue un péché contre la patrie et la plus grande catastrophe pour le nouveau mandat. »

-Melhem Riachi, ministre de l'Information, dans un entretien à la LBCI : « S'il le faut, nous irons vers l'escalade pour obtenir une nouvelle loi électorale. Nous avons une stratégie, celle de ne pas lever une injustice qui nous vise et de l'imposer en retour à une autre partie. Nous ne serons pas injustes envers les druzes pour satisfaire les chrétiens, et vice versa. »
-Mgr Béchara Raï, patriarche maronite, au cours de son homélie dominicale, hier, à Bkerké : « Si un dialogue (de vérité dans l'amour) avait eu lieu depuis 2005, nous aurions une nouvelle loi électorale depuis des années. Si ce dialogue avait existé, les députés auraient assumé leurs responsabilités constitutionnelles et nationales, et évité au Parlement l'avertissement du président de la République et ses deux "non" à la loi de 1960 et à...
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