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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Première opération commando sous Trump contre el-Qaëda au Yémen

Le raid surprise n'a pas été facile pour les États-Unis qui ont enregistré un tué et au moins quatre blessés.

Des hélicoptères américains Apache. Nicolas Asfouri/AFP

Au moins 14 combattants présumés d'el-Qaëda et un soldat américain ont été tués hier dans la première opération commando menée par les États-Unis au Yémen depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, selon l'armée américaine.
Ce raid d'envergure, lancé à l'aube à Yakla, dans le centre du Yémen, avec l'aide de drones et d'hélicoptères d'attaque, a visé des repaires d'el-Qaëda, selon un responsable yéménite s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Il a évoqué un bilan plus lourd que celui donné par les Américains, avec 41 membres présumés d'el-Qaëda tués, dont des chefs, ainsi que huit femmes et huit enfants. Dans un communiqué, el-Qaëda, dans la péninsule Arabique (Aqpa), a affirmé que près de 30 personnes, y compris des femmes et des enfants, avaient été tuées dans ce raid mené par quatre hélicoptères d'attaque Apache. Selon Aqpa, « les soldats américains ont subi des pertes dans les combats » et « aucun membre d'el-Qaëda n'a été tué ».
Visiblement, ce raid surprise n'a pas été facile pour les États-Unis qui ont enregistré un tué et au moins quatre blessés, selon leur bilan. D'après le Centcom (commandement américain en charge des opérations dans la région), un appareil militaire « a connu un atterrissage forcé et brutal non loin du lieu (du raid) ». Un soldat a été blessé dans cet atterrissage forcé, selon la Maison-Blanche. Des témoins ont évoqué un hélicoptère Apache qui s'est écrasé dans le secteur de Sahoul. L'appareil n'a pu redécoller et a été « intentionnellement détruit », a affirmé le Centcom. Un responsable américain de la Défense a précisé que les forces américaines n'avaient pas fait de prisonniers dans cette opération.
Selon un responsable yéménite, le raid américain a visé des repaires d'el-Qaëda dans une école, une mosquée et un dispensaire. Le chef local d'el-Qaëda, identifié comme étant Abou Barzane et de nationalité étrangère, figure parmi les morts, a-t-il précisé.

Trois chefs tués
Trois chefs tribaux alliés à el-Qaëda ont également trouvé la mort dans des attaques contre leurs maisons, ont rapporté des sources tribales et locales, précisant qu'il s'agissait des frères Abdelraouf et Soltan al-Zahab et de Saïf Alawai al-Jawfi. Une fille de l'ancien prédicateur américano-yéménite Anwar al-Aulaqi, célèbre chef propagandiste d'el-Qaëda mort au Yémen, figure parmi les enfants tués hier, a indiqué un membre de sa famille. Anwar al-Aulaqi avait été tué le 30 septembre 2011 par une attaque de drone américain. Son fils avait péri dans une attaque similaire deux semaines plus tard.
El-Qaëda dispose de deux camps d'entraînement au moins à Yakla, une région montagneuse de la province de Baida difficile d'accès, selon des habitants.
Les États-Unis, les seuls dans la région à disposer de drones pouvant atteindre des cibles au Yémen, considèrent Aqpa comme la branche la plus dangereuse du réseau jihadiste. Ils mènent régulièrement des frappes aériennes par drones contre Aqpa, mais les opérations au sol ou avec des hélicoptères d'attaque sont beaucoup plus rares.
En mai 2016, un petit nombre de soldats américains des forces spéciales avaient débarqué dans le port de Moukalla, dans le sud-est du pays, pour aider les forces spéciales émiraties à reprendre le contrôle de la ville contrôlée par el-Qaëda depuis avril 2015.
Le réseau extrémiste est bien implanté au Yémen où il a profité ces dernières années de la guerre et du chaos qui sévissent dans ce pays pauvre de la péninsule Arabique, qui a déjà été visé dans le passé par des attaques de drones ou de commandos. Outre el-Qaëda, l'EI a revendiqué des attentats spectaculaires et meurtriers ces deux dernières années au Yémen. Les groupes jihadistes sont bien implantés, surtout dans le Sud.

Dimanche sanglant
Le principal conflit au Yémen oppose les forces gouvernementales, soutenues depuis mars 2015 par une coalition arabe sous commandement saoudien, à des rebelles houthis, qui contrôlent une partie du territoire, dont la capitale Sanaa (Nord), et qui sont alliés à des partisans de l'ex-président.
La journée a été particulièrement sanglante hier au Yémen : à quelque 300 kilomètres du lieu de l'opération contre el-Qaëda, 90 rebelles et 19 soldats ont été tués dans des combats pour le contrôle de zones côtières sur la mer Rouge, selon des sources militaires et médicales.
Depuis mars 2015, plus de 7 400 personnes ont été tuées et près de 40 000 blessées dans la guerre, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

(Source : AFP)

Au moins 14 combattants présumés d'el-Qaëda et un soldat américain ont été tués hier dans la première opération commando menée par les États-Unis au Yémen depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, selon l'armée américaine.Ce raid d'envergure, lancé à l'aube à Yakla, dans le centre du Yémen, avec l'aide de drones et d'hélicoptères d'attaque, a visé des repaires d'el-Qaëda, selon un responsable yéménite s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Il a évoqué un bilan plus lourd que celui donné par les Américains, avec 41 membres présumés d'el-Qaëda tués, dont des chefs, ainsi que huit femmes et huit enfants. Dans un communiqué, el-Qaëda, dans la péninsule Arabique (Aqpa), a affirmé que près de 30 personnes, y compris des femmes et des enfants, avaient été tuées dans ce raid mené par quatre...
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