Les États membres de l'Union européenne doivent faire davantage d'efforts pour mettre fin au trafic de migrants mineurs non accompagnés, dont certains sont victimes d'abus sexuels, a mis en garde hier le commissaire européen chargé de la Migration, lors d'une conférence internationale à Malte. Le commissaire Dimitris Avramopoulos a exhorté les dirigeants des 28 à aller à contre-courant de la vague populiste en Europe et venir en aide aux jeunes migrants, lors d'une réunion des ministres de l'Intérieur de l'UE consacrée au dossier de la migration. « Si on ne rallie pas l'opinion publique, on ne réussira pas », a déploré le commissaire. Dimitris Avramapoulos, dont le pays natal, la Grèce, est le plus touché en Europe par l'arrivée massive de réfugiés et de migrants fuyant notamment la guerre en Syrie, a martelé que les États membres devaient « prendre leurs responsabilités ». « Certains hommes politiques sont forts en rhétorique mais pas en pratique », a-t-il regretté.
Selon des chiffres de l'UE, environ 90 000 mineurs non accompagnés sont entrés en Europe en 2015 parmi les demandeurs d'asile. L'Office européen des polices Europol avait provoqué un choc il y a un an en annonçant que plus de 10 000 enfants migrants avaient disparu en Europe, craignant que beaucoup d'entre eux ne soient tombés aux mains du crime organisé pour être exploités, notamment sexuellement. Pour Heidi de Pauw, de l'ONG bruxelloise Missing Children Europe, les dirigeants politiques doivent « mener » les efforts pour changer le point de vue sur les migrants face à la montée des partis anti-immigration.
Moyen Orient et Monde
L’UE appelée à aider les migrants mineurs « victimes d’abus »
OLJ / le 28 janvier 2017 à 00h00

