Liban

Sukleen répond à S. Gemayel : « La compagnie a toujours été sous la supervision de l’État »

Déchets
OLJ
28/01/2017

Une fois de plus, la compagnie Sukleen, membre du groupe Averda, chargée depuis une vingtaine d'années du ramassage, de la collecte et du transport des déchets du Mont-Liban et de Beyrouth, a répondu à ce qu'elle a qualifié de « contre-vérités et de calomnies prononcées contre la société par le député Samy Gemayel ».
M. Gemayel avait, la veille, proposé un projet de loi au Parlement pour « affranchir les municipalités d'une charge lourde et injuste », en d'autres termes les dettes contractées envers la compagnie. Il a soutenu que jusqu'à l'éclatement de la crise des déchets, les frais de services de nettoyage dus par les municipalités à Sukleen étaient puisés par l'État (le ministère des Finances) dans la Caisse municipale autonome, sans que les conseils municipaux ne puissent contester la valeur des frais versés en leur nom. « Le cumul des dettes est devenu pour ces municipalités une entrave majeure à leurs projets de développement de leurs localités respectives », a ajouté M. Gemayel.
Sukleen s'est donc insurgée contre l'accusation lancée par le député concernant « l'absence de contrôle pratiqué sur la compagnie », le renvoyant à ses multiples communiqués (www.sukleen.com/news.html) qui détaillent le « contrôle quotidien et continu exercé sur elle en vertu des contrats signés avec l'État libanais ».
Dans son communiqué, Sukleen considère comme « erronées » les « allégations de M. Gemayel concernant les dettes qui ont été contractées en raison de contrats imposés aux municipalités, sans qu'elles aient approuvé ni leur contenu ni les prix exorbitants » des services fournis. « Il nous importe de préciser que ce n'est pas la compagnie qui décide quelles municipalités sont incluses ou non dans le contrat, mais le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), le gouvernement et les municipalités elles-mêmes, poursuit le texte. Notre mission se limite à suivre les directives du CDR, conformément aux contrats que nous avons toujours respectés. »
Et d'ajouter : « En ce qui concerne les prix jugés exorbitants par le député, nous rappelons qu'ils ont toujours été fixés, dans les contrats que nous avons signés, en vertu des appels d'offres supervisés par l'État. Des appels d'offres auxquels ont participé des compagnies mondiales, mais que nous avons remportés du fait que nos prix étaient les plus compétitifs, sachant que ceux-ci demeurent dans la moyenne mondiale des prix du secteur de la gestion des déchets ménagers. »

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