Le gouvernement grec s'est retranché vendredi derrière l'indépendance de la justice après la menace de la Turquie d'annuler un accord sur les migrants avec la Grèce et l'UE en réaction au refus grec d'extrader huit militaires turcs.
Ankara réclame ces militaires qu'il accuse d'être liés au putsch manqué du 15 juillet en Turquie.
"La Grèce est un Etat de droit", et en son sein la "justice grecque indépendante a la compétence exclusive" sur les affaires liées aux extraditions, a indiqué un communiqué du service de presse du Premier ministre, Alexis Tsipras.
Ce communiqué a été diffusé après que le ministre turc des Affaires Étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a menacé d'annuler "l'accord de réadmission" sur les migrants conclu avec la Grèce et l'Union européenne, comme mesure de rétorsion après la décision jeudi de la cour suprême grecque de rejeter la demande d'extradition des huit militaires turcs.
La cour a invoqué l'absence de garantie sur la sécurité des huit militaires, qui avaient fui en Grèce par hélicoptère le 16 juillet, au lendemain de la tentative de putsch en Turquie dans laquelle ils nient toute participation.
"Indépendamment de leur culpabilité (présumée), leur extradition n'est pas autorisée car leur droits sont en danger" en Turquie, a statué la cour, dont le président a aussi mis en avant le risque de "torture".
"Les responsables du coup d'Etat ne sont pas bienvenus dans notre pays", relève le communiqué, rappelant qu'Athènes "a condamné dès le début et de manière catégorique la tentative de coup d'Etat" et a "soutenu le gouvernement démocratiquement élu".
M. Tsipras avait de fait été parmi les tous premiers dirigeants internationaux à prendre ainsi position la nuit du 15 juillet.
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Non-extradition des militaires turcs : Athènes se retranche derrière la justice
AFP / le 27 janvier 2017 à 18h23


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