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Liban - Réfugiés Syriens

Dans la Békaa, Mogherini se livre à une « diplomatie de l’affection »

La chef de la diplomatie européenne a offert le montant d'un prix qu'elle a reçu en 2016 à l'école de Bar Élias dans la Békaa qui accueille de petits Syriens.

Federica Mogherini a remis, lors d’une cérémonie en présence de Marwan Hamadé, à l’école le montant d’un prix qu’elle avait reçu l’année dernière. European Council/Anwar Amro/AFP


Entourée d'une dizaine d'enfants de réfugiés syriens, Federica Mogherini, haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, et vice-présidente de la Commission européenne, s'est livrée hier à une « diplomatie de l'affection » en remettant le montant du Prix international de Bonn pour la démocratie, qu'elle a reçu en 2016, à l'école publique de Bar Élias (dans la Békaa), lors d'une cérémonie tenue au siège de la Délégation de l'UE à Beyrouth.
Le montant du prix, 10 000 euros (10 700 USD), a été remis à l'établissement scolaire « en signe de gratitude pour la générosité dont le Liban a fait preuve pour l'accueil des réfugiés syriens ». Il entend aussi récompenser l'action du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur qui a permis d'assurer la scolarisation des enfants de réfugiés. La cérémonie de remise du prix s'est tenue en présence du ministre de l'Éducation, Marwan Hamadé, et de la chef de la Délégation de l'Union européenne à Beyrouth, Christina Lassen.
« Le don de Mme Mogherini va à une école dont la visite l'a profondément émue, l'année dernière », a révélé M. Hamadé. Et de poursuivre : « Ce don vient confirmer l'importance de l'éducation dans le long processus de résolution de l'impact de la tragédie syrienne sur les enfants réfugiés. » M. Hamadé a exprimé l'espoir que l'initiative de Mme Mogherini soit « un exemple » de renforcement de la solidarité « face à la guerre, au crime, à l'extrémisme et à la destruction ». « Il faut surtout préserver le droit à l'éducation des générations victimes d'injustice pour qu'elles puissent reconstruire leur pays à l'avenir et rejeter toute culture de violence », a conclu M. Hamadé.
Pour sa part, Mme Mogherini s'est adressée aux enfants dont elle a pu reconnaître quelques visages rencontrés lors de sa première visite à Bar Élias. « Vous visiter me touche personnellement profondément, parce que j'ai deux filles qui ont à peu près votre âge », a-t-elle lancé à l'adresse des écoliers. « Il est crucial que les enfants de votre âge reçoivent une bonne éducation », a-t-elle ajouté. « Vous ne resterez pas réfugiés au Liban pour toujours. Nous espérons que vous retournerez en Syrie bientôt, où vous contribuerez à la reconstruction de votre pays comme vous le désirez », a-t-elle dit.
La chef de la diplomatie européenne a finalement assuré que « l'Union européenne cherche une solution pour instaurer la paix en Syrie, pour que les Syriens puissent rentrer en sécurité dans leur pays ».

Entourée d'une dizaine d'enfants de réfugiés syriens, Federica Mogherini, haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, et vice-présidente de la Commission européenne, s'est livrée hier à une « diplomatie de l'affection » en remettant le montant du Prix international de Bonn pour la démocratie, qu'elle a reçu en 2016, à l'école publique de Bar Élias (dans la Békaa), lors d'une cérémonie tenue au siège de la Délégation de l'UE à Beyrouth.Le montant du prix, 10 000 euros (10 700 USD), a été remis à l'établissement scolaire « en signe de gratitude pour la générosité dont le Liban a fait preuve pour l'accueil des réfugiés syriens ». Il entend aussi récompenser l'action du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur qui a permis...
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