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Dialogue

Rencontre interreligieuse sur le thème « Le Liban nous rassemble », à l’ambassade d’Arabie saoudite

La réunion s'est tenue en l'absence d'un représentant de la communauté chiite.

Les participants à la rencontre interreligieuse à l’ambassade d’Arabie saoudite.

Sur le thème « Le Liban nous rassemble », le chargé d'affaires de l'ambassade saoudienne, Walid Boukhari, a organisé hier une rencontre interreligieuse au siège de l'ambassade saoudienne (Yarzé), histoire « de dissiper les nuages qui se sont amoncelés dernièrement dans le ciel des relations libano-saoudiennes », et comme en prolongement de la décrispation intervenue à l'issue de la visite officielle du président Michel Aoun dans les relations entre le Liban et l'Arabie saoudite.
La réunion s'est tenue en présence du mufti de la République, cheikh Abdel Latif Deriane, du cheikh Akl druze, cheikh Naïm Hassan, du délégué du patriarche maronite, l'archevêque de Beyrouth, Boulos Matar, et d'un certain nombre d'autres représentants de communautés religieuses au Liban, ainsi que des membres de la Commission nationale pour le dialogue islamo-chrétien Harèth Chéhab et Mohammad Sammak.
Par contre, la communauté chiite n'a pas été représentée à la réunion, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, s'étant excusé pour des raisons de santé. De source diplomatique, on a affirmé que son fils, cheikh Ahmad Kabalan, mufti jaafarite, devait normalement le représenter, mais que des contrariétés de dernière minute l'en ont empêché.

Solennité
Comme pour donner plus de solennité à la rencontre, le côté saoudien était également représenté par Mohammad el-Issa, secrétaire général de l'Organisation de la conférence islamique, et Fayçal ben Moammar, secrétaire général du Centre mondial du roi Abdallah pour le dialogue interreligieux, à Vienne.
Prenant la parole au début de la rencontre, M. Boukhari a précisé que celle-ci s'inscrit dans le prolongement de l'infinitive de dialogue interreligieux et interculturel lancée par le roi Abdallah au cours du Congrès mondial pour le dialogue organisé à Madrid.
« Le congrès, a-t-il ajouté, avait pour objectif d'opposer la foi à l'athéisme, la vertu au vice, la justice à l'oppression, la paix aux conflits et aux guerres, la fraternité humaine au racisme. » C'est à l'issue de ce congrès que le monarque saoudien avait fondé le Centre pour le dialogue dans la capitale autrichienne, a-t-il encore précisé.
« Au cœur même du Liban, cette rencontre veut marquer pour l'histoire que dans cet Orient, nous ne vivrons que sous le toit des messages divins », a conclu Walid Boukhari.

Relever les défis
Pour sa part, le mufti Abdel Latif Deriane a souligné « la nécessité de telles rencontres entre les chefs des communautés en ces circonstances difficiles que traverse un Orient saturé de défis lancés aux religions et à l'homme arabe ». « Nous préserverons, solidaires, le vivre-ensemble islamo-chrétien et ne permettrons pas le développement au Liban d'environnements favorables à l'intolérance et au terrorisme ».
« Le Liban ne saurait être qu'aux côtés de l'Arabie saoudite et des États du Conseil de coopération du Golfe ; vous êtes notre profondeur arabe, et nous sommes attachés au plus haut point à notre arabité », a encore lancé le mufti.
De son côté, Mgr Boulos Matar, représentant le patriarche Raï, a affirmé: « Musulmans et chrétiens réunis, nous formons la moitié des habitants de la planète. Dans l'entente, la fraternité et le respect mutuel voulus par Dieu, nous pouvons gagner le pari de la paix pour le monde entier. »
Et Mgr Matar de conclure: « Nous sommes rompus, au Liban, depuis des siècles, à la rencontre, et nous en sommes fiers ; nous savons parfaitement ce qu'est l'islam véritable comme vous savez vous-mêmes ce qu'est le véritable christianisme. L'image de l'islam est blanche dans nos cœurs et nos consciences, car l'islam est fondamentalement humanisme et ouverture sur tous. L'islam n'accepte pas l'extrémisme qui a sa source ailleurs que dans la religion et qui disparaîtra comme il est apparu. »


Sur le thème « Le Liban nous rassemble », le chargé d'affaires de l'ambassade saoudienne, Walid Boukhari, a organisé hier une rencontre interreligieuse au siège de l'ambassade saoudienne (Yarzé), histoire « de dissiper les nuages qui se sont amoncelés dernièrement dans le ciel des relations libano-saoudiennes », et comme en prolongement de la décrispation intervenue à l'issue...

commentaires (5)

ET L,UNE DES DEUX FACES DE LA MEME MONNAIE NOUS DIVISE...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

19 h 12, le 26 janvier 2017

Tous les commentaires

Commentaires (5)

  • ET L,UNE DES DEUX FACES DE LA MEME MONNAIE NOUS DIVISE...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    19 h 12, le 26 janvier 2017

  • Encore lui, ce Boukhari : "Cette rencontre veut marquer pour l'histoire que dans cet Orient, nous ne vivrons que sous le toit des messages divins." ! Wâllâââh ? Léééh bâllâh ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    12 h 54, le 26 janvier 2017

  • "Ce Boukhari a précisé que ce congrès avait pour objectif d'opposer la foi à l'athéisme, et donc la vertu au vice, la justice à l'oppression, la paix aux conflits et aux guerres, la fraternité humaine au racisme." ! Il ne manque pas d'air....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    12 h 52, le 26 janvier 2017

  • "La communauté chiite n'a pas été représentée à la réunion, s'étant excusé pour des raisons de santé(!). Et que des contrariétés de dernière minute l'en ont empêché." ! Des conTrariétés.... Per(s)cées ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    12 h 49, le 26 janvier 2017

  • "Matar : Nous sommes rompus, au Libannn, depuis des sièèècles, à la renconnntre, et nous en sommes fieeers." ! "Fières" ? De quoi ? De 1840, 1860 ou plutôt de la période 75-90 ?! Pour ne pas remonter plus loin dans le temps.... Tout en "finesse", la "douche" made in Quannoûbîne !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    12 h 13, le 26 janvier 2017