Paris pour une reprise rapide des négociations sur la Syrie « sous l'égide de l'ONU »
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, en visite hier à Riyad, a demandé que les négociations de paix sur la Syrie reprennent le plus rapidement possible. Il a fait cette déclaration avant que Mohammad Allouche, le chef de la délégation rebelle à Astana, n'accuse le régime syrien et l'Iran d'être responsables de l'absence de « progrès tangible » dans les pourparlers qui se sont tenus lundi et hier au Kazakhstan.
« (Aujourd'hui), il y a une réunion à Astana. Nous avons souhaité son succès, au moins sur un point prioritaire qui est la cessation effective des hostilités », a dit hier M. Ayrault lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue saoudien Adel al-Jubeir. « Ce que nous revendiquons, c'est que les négociations à Genève reprennent le plus vite possible, dans le cadre des Nations unies et sous l'égide des Nations unies », a dit le chef de la diplomatie française.
Kadyrov confirme l'envoi de soldats tchétchènes à Alep
Le président tchétchène Ramzan Kadyrov a confirmé hier que des soldats tchétchènes avaient été envoyés en Syrie dans le cadre du bataillon de police militaire déployé par la Russie pour sécuriser Alep, ce qu'il avait jusque-là nié. Il n'a pas précisé combien de Tchétchènes avaient été incorporés dans ce bataillon.
Relatant sur son compte Instagram la visite de responsables tchétchènes à Damas et Alep, Ramzan Kadyrov écrit que ceux-ci ont « rendu visite au bataillon de police militaire du ministère de la Défense, dans lequel ont été incorporés de jeunes militaires de Tchétchénie ». « Les combattants ont raconté avec fierté leur honneur d'être au service du maintien de la paix et de l'ordre à Alep, en protégeant la population civile contre les terroristes », poursuit le président tchétchène sur Instagram, son moyen de communication favori.
Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou avait annoncé fin décembre, au lendemain de la reprise d'Alep par le régime syrien, le déploiement de 300 à 400 soldats russes pour « maintenir l'ordre » et « jeter les bases pour un service de police dans la ville libérée ».
La présence à Alep de Tchétchènes, des musulmans sunnites, permettrait notamment selon les experts de rassurer la population sunnite alors que les groupes chiites combattant aux côtés des troupes de Bachar el-Assad considèrent souvent la population comme hostile.
L'ONU demande 4,6 milliards USD supplémentaires pour les réfugiés
L'ONU a appelé hier les pays donateurs à engager 4,6 milliards de dollars supplémentaires pour venir en aide aux millions de Syriens réfugiés dans les pays voisins, dont une majorité de femmes et d'enfants en situation d'urgence. « La communauté internationale doit envoyer un message clair qu'elle est à leur côté et leur fournit le soutien dont ils ont urgemment besoin », a déclaré le Haut-Commissaire pour les réfugiés, Filippo Grandi, lors d'une conférence internationale à Helsinki.
L'ONU et quelque 240 partenaires (institutions internationales, États, ONG) ont officiellement lancé hier dans la capitale finlandaise le Plan d'aide régionale pour les réfugiés et la résilience (3RP) pour 2017 et 2018. Ce plan est destiné à financer et organiser l'aide internationale à destination de 4,7 millions de réfugiés syriens en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et en Égypte. En sus de ces 4,63 milliards de dollars (4,3 milliards d'euros), l'ONU estime à 3,4 milliards de dollars cette année les besoins en aide humanitaire des 13,5 millions de Syriens restés dans leur pays, souvent piégés dans des villes assiégées et privés de nourriture, de logement, de soins et d'accès à l'éducation.
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, en visite hier à Riyad, a demandé que les négociations de paix sur la Syrie reprennent le plus rapidement possible. Il a fait cette déclaration avant que Mohammad Allouche, le chef de la délégation rebelle à Astana, n'accuse le régime syrien et l'Iran d'être responsables de l'absence de « progrès tangible » dans les pourparlers qui se sont tenus lundi et hier au Kazakhstan.« (Aujourd'hui), il y a une réunion à Astana. Nous avons souhaité son succès, au moins sur un point prioritaire qui est la cessation effective des hostilités », a dit hier M. Ayrault lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue saoudien Adel al-Jubeir. « Ce que nous...


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