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Moyen Orient et Monde - Législatives Allemandes

Sigmar Gabriel jette l’éponge, la voie est libre pour Martin Schulz

Le chef des sociaux-démocrates allemands a renoncé hier à s'opposer à la chancelière Angela Merkel lors des législatives de septembre prochain, en raison d'une impopularité qui menace son parti de marginalisation. « Si je me présentais, j'échouerais et avec moi le SPD », a dit Sigmar Gabriel, dont le parti est crédité d'environ 20 % des intentions de vote dans les sondages. M. Gabriel, qui abandonne aussi son poste de président du SPD, a recommandé que l'ex-président du Parlement européen Martin Schulz soit candidat à la chancellerie à sa place. Celui-ci a « clairement les meilleures chances », a reconnu l'actuel vice-chancelier et ministre de l'Économie dans le gouvernement de coalition conservateurs/sociaux-démocrates à Berlin.
M. Schulz, qui a annoncé fin 2016 vouloir poursuivre sa carrière politique en Allemagne, n'a pas commenté ces déclarations dans l'immédiat. Le SPD avait prévu à l'origine d'annoncer dimanche le nom du rival de Mme Merkel, et les médias allemands s'attendaient à ce que ce soit M. Gabriel, candidat naturel. Mais selon les récents sondages, M. Schulz, dont l'essentiel de la carrière s'est fait au niveau européen, apparaît nettement mieux placé pour tenter d'empêcher Mme Merkel de gagner un 4e mandat à la chancellerie. Bien que surpris par l'annonce, des cadres sociaux-démocrates ont salué un « très bon choix ». « En tant qu'Européen ardent et opposant décidé au populisme de droite, Schulz est le bon candidat au bon moment », a jugé Johanna Uekermann, présidente des jeunes du SPD.
Le parti est en crise. Membre minoritaire de la coalition gouvernementale depuis 2013, il peine à se démarquer de la politique de Mme Merkel, qui a recentré les conservateurs, notamment sur les questions d'immigration, en ouvrant le pays aux réfugiés, et siphonne l'électorat traditionnel des sociaux-démocrates. Par ailleurs, Sigmar Gabriel, personnalité abrupte, n'a jamais réussi à se faire apprécier des Allemands. Lors d'une réunion de cadres du parti hier, M. Gabriel a souligné, selon le site de l'hebdomadaire Der Spiegel, que sa décision visait à assurer « la survie du parti » qu'il dirige depuis 2009 sans parvenir à s'imposer comme une alternative crédible à la chancelière, au pouvoir depuis plus de 11 ans.

(Source : AFP)

Le chef des sociaux-démocrates allemands a renoncé hier à s'opposer à la chancelière Angela Merkel lors des législatives de septembre prochain, en raison d'une impopularité qui menace son parti de marginalisation. « Si je me présentais, j'échouerais et avec moi le SPD », a dit Sigmar Gabriel, dont le parti est crédité d'environ 20 % des intentions de vote dans les sondages. M. Gabriel, qui abandonne aussi son poste de président du SPD, a recommandé que l'ex-président du Parlement européen Martin Schulz soit candidat à la chancellerie à sa place. Celui-ci a « clairement les meilleures chances », a reconnu l'actuel vice-chancelier et ministre de l'Économie dans le gouvernement de coalition conservateurs/sociaux-démocrates à Berlin.M. Schulz, qui a annoncé fin 2016 vouloir poursuivre sa carrière politique en...
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