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Moyen Orient et Monde

Brèves

Bahreïn
Reprise du procès de l'opposant Nabil Rajab
Le procès de l'opposant bahreïni Nabil Rajab, jugé pour « insulte » envers les autorités bahreïnies et saoudiennes, a repris hier devant un tribunal de Manama, selon une source judiciaire. Le parquet a présenté un rapport d'expertise confirmant selon lui les accusations formulées à l'encontre de M. Rajab après l'examen de son compte Twitter sur un ordinateur et de deux téléphones mobiles, a ajouté cette source. La défense a nié toute responsabilité de l'opposant pour ces tweets, postés durant son incarcération. Le tribunal a fixé une nouvelle audience au 21 février. S'il est reconnu coupable, l'opposant risque jusqu'à 15 ans de prison.

Libye
Des écrivains dénoncent la saisie de livres dans l'est du pays
Une centaine d'écrivains et d'intellectuels libyens ont dénoncé hier la saisie de dizaines de livres jugés « érotiques » ou anti-islam par les services de sécurité dans l'est du pays. Ils ont publié un communiqué de protestation après la diffusion ce week-end d'une vidéo de la direction de la sécurité de la ville d'al-Marj (Est) montrant des dizaines de livres saisis dans un camion qui faisait le trajet Tobrouk-Benghazi. Dans la vidéo, un responsable de sécurité et des religieux de la ville dénoncent une « invasion culturelle » via des livres sur le chiisme, le christianisme ou encore la sorcellerie et des romans contenant des passages érotiques « contraires » aux préceptes de l'islam sunnite pratiqué dans le pays.

Turquie
Premier procès de soldats putschistes présumés à Istanbul
Le premier procès de soldats accusés d'avoir pris part à Istanbul à la tentative de coup d'État en juillet s'est ouvert hier, plus de 60 militaires turcs étant jugés pour avoir essayé de s'emparer d'un aéroport. Ils risquent chacun trois peines de prison à perpétuité. Les militaires sont jugés par un tribunal en face de la prison de Silivri, en lisière d'Istanbul, où un important dispositif de sécurité a été déployé. Les procédures judiciaires lancées après le putsch avorté sont d'une ampleur sans précédent en Turquie, où plus de 43 000 personnes ont été arrêtées dans des purges engagées après le 15 juillet et l'instauration de l'état d'urgence.

Irak
Abadi réclame une enquête sur les exactions signalées à Mossoul
Le Premier ministre irakien Haidar al-Abadi a ordonné hier l'ouverture d'une enquête sur les exactions que les forces gouvernementales et les milices chiites qui leur prêtent main forte sont soupçonnées d'avoir commises aux dépens de civils dans le cadre de la reconquête de Mossoul. Le chef du gouvernement a en outre invité leur état-major à faire en sorte que de tels actes ne puissent avoir lieu, selon un communiqué de ses services. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux relayée samedi par la chaîne qatarie al-Jazira montre des policiers exécutant trois hommes non armés dans un quartier de Mossoul repris aux jihadistes de l'État islamique, qui tiennent la métropole du nord depuis juin 2014.

Australie
Inculpation du conducteur fou de Melbourne
Des milliers de personnes ont rendu hommage hier à la mémoire des cinq victimes, dont un bébé de trois mois, tuées par un conducteur fou à Melbourne, tandis que le suspect était inculpé. L'homme de 26 ans, blessé par balle lors de son arrestation après le drame vendredi, a été inculpé pour cinq meurtres. Le suspect avait été, selon les médias, pris en chasse par la police plus tôt dans la journée de vendredi pour avoir frappé son frère à coups de couteau. Il n'a pas comparu devant la justice comme prévu hier à cause de son état de santé, a déclaré son avocat. Il a été placé en détention provisoire jusqu'à une audience en août.

Venezuela
L'opposition redescend dans la rue pour réclamer des élections anticipées
L'opposition au président vénézuélien Nicolas Maduro manifestait hier pour réclamer des élections anticipées en réponse à la grave crise politique qui secoue ce pays producteur de pétrole. C'est la première fois que les opposants au chef de l'État socialiste défilent depuis la suspension en octobre du processus vers un référendum révocatoire contre M. Maduro et le début de dialogue avec le gouvernement qui s'en était suivi. Réunie au sein de la coalition de la MUD (Table pour l'unité démocratique, centre droit), l'opposition entame sa deuxième année aux commandes du Parlement depuis sa victoire aux élections législatives fin 2015. Elle se dit déterminée à chasser le président Maduro, mais souffre de ses divisions entre radicaux et modérés, et de son manque de leviers effectifs au niveau institutionnel. Comme à chaque mobilisation de l'opposition, les partisans de Nicolas Maduro, héritier politique du défunt Hugo Chavez, répondaient par une contre-manifestation dans le centre de Caracas pour « défendre la révolution ».

Internet
La Chine s'attaque aux logiciels anticensure
La Chine a lancé une campagne pour « mettre de l'ordre » parmi les fournisseurs d'accès à internet, visant en particulier les logiciels qui donnent accès aux sites étrangers bloqués dans le pays, comme Facebook ou Google. Le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir gère un vaste système de contrôle du web : les commentaires ou articles considérés comme sensibles sont effacés et des sites comme Instagram, Twitter ou YouTube sont rendus inaccessibles. Pour contourner le blocage, nombre de particuliers utilisent des « réseaux privés virtuels », souvent désignés par le sigle VPN (« virtual private network », en anglais). Nombre d'intellectuels et dissidents chinois utilisent également les VPN pour publier sur Facebook, Twitter ou YouTube depuis l'intérieur du pays. Ironiquement, l'annonce de cette nouvelle réglementation intervient quelques jours après un plaidoyer promondialisation du président chinois Xi Jinping au Forum économique mondial de Davos (Suisse).

BahreïnReprise du procès de l'opposant Nabil RajabLe procès de l'opposant bahreïni Nabil Rajab, jugé pour « insulte » envers les autorités bahreïnies et saoudiennes, a repris hier devant un tribunal de Manama, selon une source judiciaire. Le parquet a présenté un rapport d'expertise confirmant selon lui les accusations formulées à l'encontre de M. Rajab après l'examen de son compte Twitter sur un ordinateur et de deux téléphones mobiles, a ajouté cette source. La défense a nié toute responsabilité de l'opposant pour ces tweets, postés durant son incarcération. Le tribunal a fixé une nouvelle audience au 21 février. S'il est reconnu coupable, l'opposant risque jusqu'à 15 ans de prison.
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