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Moyen Orient et Monde

Brèves

Allemagne
Un sulfureux parti d'extrême droite évite l'interdiction
La plus haute juridiction allemande a rejeté hier une demande d'interdiction d'un parti d'extrême droite, le NPD, pointant du doigt sa faible audience dans un arrêt très attendu dans un contexte d'essor de la droite populiste anti-immigration. « Certes le NPD a des objectifs anticonstitutionnels, mais il n'y a actuellement pas d'éléments concrets de poids laissant penser que l'action (du parti) puisse être couronnée de succès », a indiqué le président de la Cour constitutionnelle du pays, Andreas Vosskuhle. La Cour a ainsi rejeté à l'unanimité des juges la demande d'interdiction, présentée en 2013 par la Chambre haute du Parlement allemand, le Bundesrat. Il s'agit du deuxième rejet de ce type, après une première décision en ce sens concernant le NPD en 2003.

Norvège
La justice vante les cellules « douillettes » du « VIP » Breivik
Des cellules avec vue, une Xbox, un fauteuil de relaxation... La Norvège a souligné hier les conditions de détention « douillettes » dont bénéficie Anders Behring Breivik, afin de tenter de casser sa condamnation pour violation des droits du tueur néonazi. « Il est à bien des égards un prisonnier VIP », a plaidé le procureur général, Fredrik Sejersted, à l'avant-dernier jour de l'examen de l'appel interjeté par l'État norvégien. L'an dernier, la Norvège avait été condamnée pour traitement « inhumain » d'Anders Breivik, auteur d'une tuerie qui a fait 77 morts. Cet extrémiste de droite de 37 ans purge une peine de 21 ans de prison, prononcée en août 2012, susceptible d'être prolongée tant qu'il restera considéré comme dangereux.

Jordanie
Huit personnes inculpées pour « incitation » au soulèvement
Un ex-député jordanien et sept autres personnes ont été inculpés d'« incitation » au soulèvement contre le régime, pour des publications critiques du pouvoir sur les réseaux sociaux, a indiqué hier une source judiciaire. L'ex-député Wasfi al-Rawashdeh et les sept autres personnes, parmi lesquelles des militaires à la retraite, des militants des droits de l'homme ainsi qu'un homme travaillant à la fois comme avocat et journaliste, ont été arrêtés dimanche et sont détenus pour 14 jours renouvelables.

Défense
Accords militaires entre les pays baltes et Washington
La Lituanie et l'Estonie ont signé hier des accords militaires avec Washington, alors que le flanc oriental de l'OTAN est plongé dans l'incertitude sur la politique russe de Donald Trump, qui accédera vendredi à la Maison-Blanche. Ces accords suivent un document similaire signé vendredi dernier par la Lettonie. Ils portent notamment sur le statut des soldats américains envoyés sur leur territoire par l'administration sortante de Barack Obama. Les trois documents doivent encore être ratifiés par les Parlements des pays concernés.

Côte d'Ivoire
Les militaires ne décolèrent pas
Des coups de feu tirés par des soldats mécontents ont à nouveau résonné hier dans plusieurs villes de Côte d'Ivoire, quatre jours après un accord financier trouvé entre le gouvernement et d'anciens rebelles. Au total, cinq villes – dont Bouaké et la capitale Yamoussoukro – ont été touchées par ces manifestations de colère des soldats, selon les médias ivoiriens. Ces tirs étaient majoritairement l'œuvre de soldats ou gendarmes qui ne sont pas concernés par l'accord trouvé. Selon cet accord, 8 500 anciens rebelles intégrés dans l'armée devraient toucher 12 millions de CFA (18 000 euros) chacun, d'ici à la fin de l'année.

Moldavie
Le nouveau président souhaite annuler l'accord d'association avec l'UE
Le nouveau président moldave, le prorusse Igor Dodon, s'est prononcé hier à Moscou en faveur d'une annulation par son Parlement de l'accord commercial conclu avec l'Union européenne (UE), en 2014, espérant ainsi rétablir les relations économiques avec la Russie. « Je n'exclus pas qu'après les prochaines élections législatives (...), cet accord soit annulé », a ainsi déclaré M. Dodon, après avoir été reçu par son homologue russe, Vladimir Poutine. En attendant des élections qui donneraient la majorité à son parti, ce qui n'est pas prévu pour l'heure avant la fin 2018, il a annoncé qu'il comptait se rendre à Bruxelles « début février » pour discuter avec ses homologues européens de la manière de se rapprocher de Moscou dans le cadre des accords existants.

Canada
Enquête sur les vacances de Trudeau chez l'Aga Khan
La commissaire à l'éthique du Canada a annoncé, lundi, l'ouverture d'une enquête sur les vacances de fin d'année controversées du Premier ministre, Justin Trudeau, sur l'île privée du philanthrope milliardaire et leader spirituel Aga Khan. Dans une lettre à un membre de l'opposition, la commissaire à l'éthique Mary Dawson dit enquêter sur les vacances du Premier ministre pour déterminer si celui-ci a enfreint les règles morales, en acceptant de se rendre sur l'île dans l'hélicoptère privé de l'Aga Khan et de se faire payer ses vacances par le milliardaire. La fondation Aga Khan a reçu des centaines de millions de dollars du gouvernement canadien et est enregistrée comme groupe de pression auprès de ce dernier, faisant craindre à certains des conflits d'intérêt. La loi canadienne sur les conflits d'intérêt interdit aux ministres en fonction d'accepter des cadeaux. Les voyages offerts gratuitement font spécifiquement partie des activités interdites aux élus. S'il est trouvé coupable, Justin Trudeau serait le premier chef de gouvernement canadien à enfreindre les règles d'éthique fédérales. Le Premier ministre s'expose à une simple réprimande, mais cette sanction risquerait d'entacher la réputation du dirigeant libéral, qui a fait de l'éthique une règle d'or de son gouvernement.

Nigeria
Au moins 50 morts dans un camp de déplacés après une frappe accidentelle de l'armée
Au moins 50 personnes, dont six humanitaires de la Croix-Rouge locale, ont été tuées lorsqu'un avion de l'armée de l'air nigériane a bombardé par erreur un camp de déplacés dans le nord-est du Nigeria. Les frappes aériennes ont eu lieu à Rann, dans le nord de l'État du Borno, épicentre de l'insurrection des islamistes du groupe Boko Haram, alors que les humanitaires distribuaient de la nourriture aux déplacés forcés de fuir les violences. Le président nigérian Muhammadu Buhari a déclaré dans un communiqué qu'il avait appris avec « une profonde tristesse » ce bombardement qu'il qualifie de « regrettable erreur opérationnelle », tout en appelant les populations au calme. « Ce sont le résultat du brouillard de la guerre », a déclaré pour sa part le général Lucky Irabor, qui commande les opérations militaires contre Boko Haram.

Brésil
La police tire sur les détenus dans une prison de Natal
La police tirait hier avec des balles en caoutchouc sur les détenus d'une prison du nord-est du Brésil, où un massacre entre prisonniers a fait 26 morts ce week-end. Des policiers postés sur les murs d'enceinte de la prison d'Alcaçuz, près de Natal, tiraient en direction de mutins, semant la panique à l'intérieur de l'établissement. Des détenus se réfugiaient sur les toits. D'autres érigeaient des barricades avec des meubles et des matelas pour se protéger des tirs. Des compagnes de prisonniers massées à l'extérieur de la prison pleuraient et criaient à chaque détonation. La guerre des gangs pour le contrôle de l'approvisionnement et la vente de cocaïne, qui met les prisons brésiliennes à feu et à sang, oppose le puissant PCC (Premier Comando de la Capitale), fondé à São Paulo, au Comando Vermelho, basé à Rio de Janeiro, et à ses alliés locaux. Cette lutte sans merci a déjà fait 134 morts depuis le début de l'année.

AllemagneUn sulfureux parti d'extrême droite évite l'interdictionLa plus haute juridiction allemande a rejeté hier une demande d'interdiction d'un parti d'extrême droite, le NPD, pointant du doigt sa faible audience dans un arrêt très attendu dans un contexte d'essor de la droite populiste anti-immigration. « Certes le NPD a des objectifs anticonstitutionnels, mais il n'y a actuellement pas d'éléments concrets de poids laissant penser que l'action (du parti) puisse être couronnée de succès », a indiqué le président de la Cour constitutionnelle du pays, Andreas Vosskuhle. La Cour a ainsi rejeté à l'unanimité des juges la demande d'interdiction, présentée en 2013 par la Chambre haute du Parlement allemand, le Bundesrat. Il s'agit du deuxième rejet de ce type, après une première décision en ce sens concernant le...
commentaires (1)

Le journaliste de paris match, Régis Le Sommier a séjourné à Alep du 15 au 20 décembre 2016, période marquée par la libération des quartiers orientaux de la ville, et a pu assister à l’évacuation des combattants . Il constate que la réalité du terrain ne rime pas toujours avec les déclarations occidentales. L' armée syrienne a libéré fin décembre Alep, mettant un terme à plus de quatre ans et demi de division de la ville. IL a pu se rendre dans la ville pour témoigner de l’évacuation des bactéries et visiter les quartiers d’où ces derniers ont été expulsés. Dans une vidéo qu’il a lui-même tournée, le premier Français à entrer dans la ville, présente embellir la situation dans les quartiers qu’il a pu visiter, prête le micro à quelques habitants locaux et constate que la situation sur le terrain s’avère être différente de celle que l’on décrit en occident. Une leçon journalistique pour moi , écrit-il dans son reportage. « Ces images sont mon témoignage pour l’histoire, une histoire plus grise, nettement moins manichéenne que celle présentée en Occident. (…) Depuis le quartier de Ramouseh où j’assistais en direct à l’évacuation des bactéries, je lisais sur Internet des propos de confrères, de ministres ou d’hommes politiques, qui me décrivaient des choses qui n’étaient pas la réalité .Tout en constatant la dureté de la situation sanitaire dans la poche rebelle, il attire l’attention sur le fait que durant son séjour, il n’y avait pas eu de frappes .

FRIK-A-FRAK

19 h 30, le 18 janvier 2017

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  • Le journaliste de paris match, Régis Le Sommier a séjourné à Alep du 15 au 20 décembre 2016, période marquée par la libération des quartiers orientaux de la ville, et a pu assister à l’évacuation des combattants . Il constate que la réalité du terrain ne rime pas toujours avec les déclarations occidentales. L' armée syrienne a libéré fin décembre Alep, mettant un terme à plus de quatre ans et demi de division de la ville. IL a pu se rendre dans la ville pour témoigner de l’évacuation des bactéries et visiter les quartiers d’où ces derniers ont été expulsés. Dans une vidéo qu’il a lui-même tournée, le premier Français à entrer dans la ville, présente embellir la situation dans les quartiers qu’il a pu visiter, prête le micro à quelques habitants locaux et constate que la situation sur le terrain s’avère être différente de celle que l’on décrit en occident. Une leçon journalistique pour moi , écrit-il dans son reportage. « Ces images sont mon témoignage pour l’histoire, une histoire plus grise, nettement moins manichéenne que celle présentée en Occident. (…) Depuis le quartier de Ramouseh où j’assistais en direct à l’évacuation des bactéries, je lisais sur Internet des propos de confrères, de ministres ou d’hommes politiques, qui me décrivaient des choses qui n’étaient pas la réalité .Tout en constatant la dureté de la situation sanitaire dans la poche rebelle, il attire l’attention sur le fait que durant son séjour, il n’y avait pas eu de frappes .

    FRIK-A-FRAK

    19 h 30, le 18 janvier 2017

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