Le gouvernement français a demandé vendredi à son homologue danois l'ouverture d'une enquête après le naufrage en décembre de deux coques --navires promis à la destruction-- au large de la Bretagne (ouest).
La ministre française de l'Environnement Ségolène Royal a écrit au ministre chargé de la Mer danois "pour lui demander qu'une enquête soit rapidement diligentée par les autorités compétentes", selon un communiqué.
Deux anciens navires de services pétroliers de la compagnie danoise Maersk ont sombré le 22 décembre au large de l'île de Sein alors qu'ils étaient remorqués en vue de leur déconstruction en Turquie.
L'une des deux coques vides avait coulé en raison d'une voie d'eau, entraînant le chavirage de la seconde.
"Une étude approfondie de la liste des produits dangereux présents dans les soutes des deux coques a mis en évidence la présence de produits polluants", selon la préfecture maritime de l'Atlantique, qui a mis en demeure Maersk de procéder à une investigation approfondie des deux épaves.
"C'est pour des raisons financières que Maersk expédie ses navires en fin de vie en Turquie, en Inde, en Chine ou au Bangladesh. Les chantiers de démolition y achètent les navires à ferrailler 2 à 3 fois plus cher qu'en Europe", dénonce l'association française de protection de l'Homme et de l'environnement, Robin des bois, qui affirmé avoir porté plainte pour "pollution des eaux et abandon de déchets".
Selon l'association de défense de l'environnement maritime Mor Glaz, les deux coques "contiennent chacune plusieurs dizaines de mètres cube de fioul lourde et "ces navires ne remplissaient donc pas les conditions pour être remorqué vers un chantier de déconstruction, ni pour être déconstruits (...)".
La ministre française de l'Environnement Ségolène Royal a écrit au ministre chargé de la Mer danois "pour lui demander qu'une enquête soit rapidement diligentée par les autorités compétentes", selon un communiqué.Deux anciens navires de services pétroliers de la compagnie danoise Maersk ont sombré le 22 décembre au large de l'île de Sein alors qu'ils étaient remorqués en vue de leur déconstruction en Turquie.
L'une des deux coques vides avait coulé en raison d'une voie d'eau, entraînant le chavirage de la seconde."Une étude approfondie de la liste des produits dangereux présents dans les soutes des deux...

