Le patriarche Raï, avec à ses côtés Michel Eddé et Neemat Frem, présidant la réunion de la Fondation maronite dans le monde.
Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a présidé hier l'assemblée générale annuelle de la Fondation maronite dans le monde, en présence de son président d'honneur, Michel Eddé, de son président en exercice, Neemat Frem, et de ses membres. La réunion s'est orientée vers l'examen de la grande question que pose à l'État libanais, et aux communautés chrétiennes en particulier, l'émigration des jeunes Libanais.
Pour le patriarche, la principale cause d'émigration est économique. C'est l'insuffisance de la création d'emplois. Le pourrissement économique provoqué par la vacance présidentielle, ainsi que l'invasion du marché du travail par la main-d'œuvre non qualifiée, les artisans et même les diplômés syriens sont deux autres causes essentielles de l'émigration des jeunes. « L'afflux de réfugiés syriens menace désormais l'entité libanaise », a-t-il avancé.
Dans son discours, le patriarche a de nouveau exhorté l'ONU à peser de tout son poids dans le sens de la paix mondiale et déploré, comme l'a fait Jean-Paul II, que l'organisation internationale soit devenue « un jouet entre les mains des grands ».
Pour sa part, dans un mot improvisé, le président d'honneur de la fondation a souligné l'importance de la préservation de la nationalité libanaise, rappelant que « le problème qui se pose de nos jours, c'est l'acceptation de l'autre ».
Pour sa part, M. Frem a vanté l'efficacité de la coopération entre la fondation et le ministère des AE sous la conduite de Gebran Bassil, relevant que « la gestion catastrophique du dossier des déchets a fait plus de mal à l'image du Liban à l'étranger que la guerre ».

