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Nos lecteurs ont la parole - Sylvio Leblanc

Poutine, Trump et Fillon, les trois amigos

Photo AFP

La Russie ne serait donc plus l'ennemi séculaire aux yeux de plusieurs représentants de la droite dure (comme François Fillon) et de l'extrême droite (comme Marine Le Pen et Donald Trump). Cela s'explique. D'abord, la Russie n'est plus communiste, mais capitaliste (Trump et Le Pen rêvent sûrement de diriger un régime semblable chez eux), ensuite, elle est chrétienne. Les orthodoxes russes se sont d'ailleurs rapprochés des catholiques romains récemment (le patriarche Kirill vient tout juste d'offrir ses vœux au pape François pour ses 80 ans).
Pour les trois amigos, c'est d'abord la populeuse et athée Chine qui est à craindre. D'ici à quelques décennies, elle sera le plus puissant pays sur terre avec son capitalisme d'État et sa « démocrature » (« démocratie » et « dictature »). L'islamisme, qui étend ses tentacules partout, est aussi à craindre. Voilà pourquoi, à l'instar des chrétiens syriens et libanais, les trois amigos soutiennent Bachar el-Assad et Vladimir Poutine en Syrie. Tous savent que si les insurgés l'emportent, les sunnites prendront le pouvoir et imposeront à terme la charia avec le concours de l'Arabie saoudite et ses affidés.
Trump a tweeté le 19 décembre : « Le monde civilisé doit changer sa façon de penser ! » Pour avoir la Russie de son bord, il suffirait de lui donner ce qu'elle réclame : la fin des sanctions occidentales et la mainmise sur quelques pays historiquement sous son influence. C'est ce sur quoi pourrait travailler Trump les quatre prochaines années et réussir là où ses prédécesseurs ont échoué : avoir des relations amicales avec la Russie et s'en faire une alliée. S'il réussit, les Chinois et les islamistes n'auront alors qu'à bien se tenir.

Sylvio LEBLANC
Montréal (Québec)

La Russie ne serait donc plus l'ennemi séculaire aux yeux de plusieurs représentants de la droite dure (comme François Fillon) et de l'extrême droite (comme Marine Le Pen et Donald Trump). Cela s'explique. D'abord, la Russie n'est plus communiste, mais capitaliste (Trump et Le Pen rêvent sûrement de diriger un régime semblable chez eux), ensuite, elle est chrétienne. Les orthodoxes russes se sont d'ailleurs rapprochés des catholiques romains récemment (le patriarche Kirill vient tout juste d'offrir ses vœux au pape François pour ses 80 ans).Pour les trois amigos, c'est d'abord la populeuse et athée Chine qui est à craindre. D'ici à quelques décennies, elle sera le plus puissant pays sur terre avec son capitalisme d'État et sa « démocrature » (« démocratie » et « dictature »). L'islamisme, qui étend ses...
commentaires (2)

"Pour avoir la Russie de son bord, Donald DUCK Trump doit avoir des relations amicales avec la Russie et s'en faire une alliée. S'il réussit, les Chinois et les islamistes n'auront alors qu'à bien se tenir." ! Tss-Tss ! Quid des Africains et des Latinos, et.... de tous les "sous-développés" du monde ?

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

13 h 48, le 22 décembre 2016

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Commentaires (2)

  • "Pour avoir la Russie de son bord, Donald DUCK Trump doit avoir des relations amicales avec la Russie et s'en faire une alliée. S'il réussit, les Chinois et les islamistes n'auront alors qu'à bien se tenir." ! Tss-Tss ! Quid des Africains et des Latinos, et.... de tous les "sous-développés" du monde ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    13 h 48, le 22 décembre 2016

  • Mais le seul hic , Mr Leblanc , c'est que Poutine soutient et est soutenu par des MUSULMANS , avec qui il combat les extrémistes wahabites saoudites et qataries , et que Le pen , Trump et Fillon n(ignorent pas en s'associant à son initiative d'éradiquer ces bactéries . DONC , le problème n'est pas et n'a jamais été religieux , mais géopolitique . En ce qui concerne la Chine , je ne vois pas Poutine leur tourner le dos , mais s'enfoncer plus dans une alliance stratégique pour contrer les mauvaises humeurs d'un occident qui n'a pas encore bien digéré sa défaite morale et politique .

    FRIK-A-FRAK

    12 h 42, le 22 décembre 2016

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