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Sport - Ligue 1

Emery sous grosse pression

Emery est seul dans la tourmente. L’entraîneur espagnol a grillé tous ses jokers et personne ne donne cher de sa peau en cas de défaite ce soir face à la lanterne rouge, Lorient. Stéphane Mahe/Reuters

Unai Emery va-t-il résister à l'hiver parisien ? Officiellement, l'entraîneur du PSG n'est pas menacé par la direction du club, mais l'Espagnol est déjà sur le gril et la chaleur grimperait en cas de nouvelle désillusion ce soir contre Lorient, lanterne rouge de L1.
Quatre défaites à la mi-saison, c'est un bilan inédit pour le club parisien depuis qu'il bat pavillon qatari (été 2011). « C'est un moment difficile », a tout juste concédé Emery après la déconvenue à Guingamp (2-1), qui laisse son équipe à sept points de Nice, sacré champion d'automne.
Hier, le Basque s'était pourtant dit « optimiste » et « content » de l'attitude de son effectif. « Je connais mes responsabilités, c'est travailler, préparer. Avec une victoire (contre Lorient), on va voir les choses différemment », a-t-il assuré.
Ses joueurs, eux, serrent les dents, à l'image de Marco Verratti. « Personne ne doit parler, on doit seulement travailler en silence, c'est mieux », avait confié l'Italien après la défaite en Bretagne.
Bien sûr, il y a une logique à ce que les Parisiens tâtonnent et aient besoin de temps pour assimiler les méthodes d'un nouvel entraîneur et son jeu réputé plus direct et spectaculaire, qui a poussé les dirigeants du PSG à faire appel à lui.

Il y a un problème, selon Susic
Mais les Qataris sont pressés. Emery est là depuis bientôt six mois et certains de ses choix interrogent. « C'est dommage de ne pas avoir donné plus de confiance à Ben Arfa par exemple. Là, maintenant, ça me semble tard », relève ainsi Safet Susic, l'emblématique milieu offensif du PSG dans les années 80.
« Quand vous recrutez quatre joueurs et qu'aucun n'est titulaire, c'est qu'il y a un problème », déplore encore l'ancien international yougoslave.
Le cas Ben Arfa, si médiatisé en France, concentre bien sûr l'attention. Mais il y a aussi Jesé, fantomatique depuis son arrivée à Paris, Krychowiak maladroit et inhibé ; des stars en deçà des attentes comme Angel Di Maria et des paris tactiques rarement payants, comme Matuidi positionné parfois en ailier gauche, quand il a souvent brillé en milieu relayeur sous l'ère Laurent Blanc.
Outre les échecs en Ligue 1, Paris reste sur cette frustrante 2e place en poule de Ligue des champions après un nul un peu piteux contre la modeste équipe bulgare de Ludogorets (2-2) qui l'oblige à défier le FC Barcelone dès les 8es de finale.
Bref, un bilan très mitigé qui fragilise la position d'Emery sur le banc et nourrit les rumeurs d'un hypothétique remplacement. Les noms de Fabio Capello, Roberto Mancini et même Louis Van Gaal ont été évoqués dans la presse. Celui de Patrick Kluivert aussi, l'actuel « directeur du football » au PSG dont le rôle reste difficile à définir au sein du club jusqu'ici.

Un parcours de champion, selon Courbis
Paris n'en est pas encore là. Mais la question pourrait se poser en cas d'échec surprise ou de match nul ce soir au Parc des Princes contre la dernière équipe au classement.
Le PSG sera à nouveau privé d'Adrien Rabiot (cuisse) et de Javier Pastore (genou) toujours blessés. Au milieu de terrain Thiago Motta (dos) est incertain, selon Emery.
Le technicien n'a pas donné de nouvelles de Hatem Ben Arfa, forfait contre Guingamp à cause d'une côte fêlée. Il est aussi resté évasif quant au gardien qui sera titularisé, alors que la concurrence entre Kevin Trapp et Alphonse Aréola est relancée compte tenu des performances un peu en demi-teinte du Français ces derniers temps.
Pour les Parisiens, il faut vite jouer et gagner ce match, afin de partir en vacances le cœur un peu moins lourd et calmer la crise qui secoue le PSG.
« Ils sont quand même à deux points par match », Rolland Courbis, ancien entraîneur de Marseille et de Montpellier. « D'habitude, cela correspond à un parcours de champion », souligne-t-il. Pas sûr que l'argument suffise à convaincre les propriétaires du PSG.

(Source : AFP)

Unai Emery va-t-il résister à l'hiver parisien ? Officiellement, l'entraîneur du PSG n'est pas menacé par la direction du club, mais l'Espagnol est déjà sur le gril et la chaleur grimperait en cas de nouvelle désillusion ce soir contre Lorient, lanterne rouge de L1.Quatre défaites à la mi-saison, c'est un bilan inédit pour le club parisien depuis qu'il bat pavillon qatari (été 2011). « C'est un moment difficile », a tout juste concédé Emery après la déconvenue à Guingamp (2-1), qui laisse son équipe à sept points de Nice, sacré champion d'automne.Hier, le Basque s'était pourtant dit « optimiste » et « content » de l'attitude de son effectif. « Je connais mes responsabilités, c'est travailler, préparer. Avec une victoire (contre Lorient), on va voir les choses différemment », a-t-il assuré.Ses...
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