Quelques rares voix pour féliciter Trump de son coup de fil à Taïwan
Au milieu d'un concert de critiques, quelques rares voix se sont élevées samedi aux États-Unis pour féliciter Donald Trump de sa conversation téléphonique avec la présidente de Taïwan, qui a dynamité une tradition diplomatique vieille de quatre décennies. « Je préfère de très loin voir Donald Trump parler à la présidente Tsai (Ing-Wen) qu'à Raul Castro à Cuba ou à l'Iranien Hassan Rohani », a tweeté Ted Cruz, dans une critique de Barack Obama, qui a œuvré au rapprochement avec Cuba et négocié un accord nucléaire avec l'Iran. L'ancien porte-parole du président Georges W. Bush, Ari Fleischer, a lui aussi fait une série de tweets favorables au geste de M. Trump. « Tant que Trump a appelé sachant que cela remettait en question le statu quo, cela me va bien », a-t-il expliqué.
De fait, la maigre communication de l'équipe de M. Trump autour de ce geste spectaculaire et les deux tweets du président élu lui-même n'ont pas permis aux experts et diplomates de trancher avec certitude: erreur d'appréciation de la portée de sa conversation ou geste calculé de la part du président élu. Pékin, qui estime que Taïwan est une part inaliénable du territoire chinois, a officiellement protesté, et la Maison-Blanche, que M. Trump n'occupera que le 20 janvier, a souligné que rien dans la politique américaine n'avait changé.
Poutine: Trump est « intelligent » et sera vite dans son rôle de chef d'État
Le président russe Vladimir Poutine a estimé hier que le président américain élu Donald Trump était un homme « intelligent », prédisant qu'il se montrerait rapidement à la hauteur de ses responsabilités. « Le fait qu'il a réussi dans les affaires montre que c'est une personne intelligente », a déclaré le chef du Kremlin dans une interview diffusée sur la chaîne NTV. « S'il est intelligent, cela veut dire qu'il se saisira rapidement et pleinement des responsabilités qui l'attendent », a-t-il ajouté. Le mois dernier, le Kremlin avait indiqué que les deux hommes avaient lors de leur premier entretien téléphonique, après l'élection de M. Trump, convenu de la nécessité de « normaliser » les relations américano-russes, très dégradées par les tensions sur la Syrie et l'Ukraine. M. Trump de son côté a à plusieurs reprises tenu des propos favorables au chef du Kremlin et souhaité rétablir « une relation forte et durable avec la Russie ».
Moqué pour ses tweets, Trump riposte... sur Twitter
Le président élu Donald Trump, raillé lors d'une émission satirique par l'acteur Alec Baldwin pour son usage intempestif du réseau social Twitter, a répliqué samedi soir en direct... depuis son compte personnel. « Je viens d'essayer de regarder le Saturday Night Live. Tout simplement irregardable ! Totalement partisan, pas drôle, et l'interprétation de Baldwin ne pourrait pas être pire. Triste », a tweeté le président américain élu depuis son compte @realDonaldTrump. Dans l'émission de samedi, Alec Baldwin, coiffé d'une perruque blonde, singe le milliardaire en train de retweeter un message publié par un lycéen, en pleine réunion avec des responsables de la sécurité nationale. « S'il tweete autant », explique sa conseillère Kellyanne Conway, interprétée par l'actrice Kate McKinnon, « c'est pour détourner l'attention des médias sur les conflits d'intérêt et les personnes effrayantes qui forment son gouvernement ». « Mais non, rétorque le faux Trump, je le fais parce que j'ai le cerveau malade. »
Le général Petraeus se dit prêt à devenir le chef de la diplomatie américaine
David Petraeus, l'ancien directeur de la CIA contraint à la démission, estime avoir payé pour ses fautes et être prêt pour devenir le chef de la diplomatie de Donald Trump. « Il y a 5 ans, j'ai fait une sérieuse erreur, je l'ai reconnue, j'ai présenté mes excuses pour cela, je l'ai payée très cher, et j'ai beaucoup appris », a déclaré le général américain sur la chaîne américaine ABC. Prestigieux chef militaire, crédité notamment pour son rôle dans le redressement de la situation en Irak à partir de 2007, David Petraeus avait été nommé par Barack Obama directeur de la CIA. Mais il avait dû quitter son poste après la découverte par le FBI qu'il avait transmis des documents secrets à sa maîtresse et biographe Paula Broadwell.
Mike Pence, le futur vice-président américain de M. Trump, a confirmé de son côté que le général Petraeus était bien l'un des candidats pressentis pour le poste, mentionnant également les noms de l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, de l'ancien candidat à la présidentielle Mitt Romney, du sénateur Bob Corker et de l'ancien ambassadeur à l'Onu John Bolton.
Au milieu d'un concert de critiques, quelques rares voix se sont élevées samedi aux États-Unis pour féliciter Donald Trump de sa conversation téléphonique avec la présidente de Taïwan, qui a dynamité une tradition diplomatique vieille de quatre décennies. « Je préfère de très loin voir Donald Trump parler à la présidente Tsai (Ing-Wen) qu'à Raul Castro à Cuba ou à l'Iranien Hassan Rohani », a tweeté Ted Cruz, dans une critique de Barack Obama, qui a œuvré au rapprochement avec Cuba et négocié un accord nucléaire avec l'Iran. L'ancien porte-parole du président Georges W. Bush, Ari Fleischer, a lui aussi fait une série de tweets favorables au geste de M. Trump. « Tant que Trump a appelé sachant que cela remettait en question le statu...


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