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Agenda - Hommage

Bien cher Père Kolvenbach

J'ai fait mienne depuis longtemps cette parole que vous aviez l'habitude de répéter: « Il ne faut pas parler, il faut dire », et qui vous était d'ailleurs transmise par Émile Benveniste, votre ancien professeur en linguistique. J'ai fait mienne aussi cette parole de l'écrivain anglais Oscar Wilde : « Tout ce dont on prend conscience est juste. » J'y ajoute seulement la précision suivante : « Et le plus souvent profondément gratifiant. » Cela fait beaucoup de temps que j'ai pris conscience des valeurs humaines, pédagogiques et spirituelles que vous disiez et transmettiez avec humilité et gentillesse, avec tout l'accent qu'il importe de mettre sur sa justesse, et ce que le terme implique de précision et de constance. Cela fait bien longtemps que j'ai pris conscience aussi de la qualité de notre relation qui a duré presque 40 ans et qui s'est terminée, Ah, mais quel dommage !, avec votre départ de ce monde pour entrer dans le royaume de votre « Père ».
Mais ce à quoi je voudrais rendre hommage et qui ne manque pas de m'émouvoir au plus haut degré c'est au fait que d'année en année cette relation augmentait en densité, alors qu'elle aurait pu se figer et s'affaiblir. Cet hommage va essentiellement vers vous, et à la générosité avec laquelle, malgré vos responsabilités à la tête de la Compagnie de Jésus, vous aviez continué à donner vie à une présence qui n'aurait pu être qu'une image enfouie dans les lointains souvenirs de la pédagogie. Cette générosité, cette fidélité, cette conscience de ce que l'on est et de ce que l'on doit être, je sais que vous les avez transmises à tous vos frères et à tous ceux qui vous ont côtoyés, y compris les grands de ce monde.
Adieu ! Que votre âme repose en paix !

Vicken KAYTANDJIAN, PhD

J'ai fait mienne depuis longtemps cette parole que vous aviez l'habitude de répéter: « Il ne faut pas parler, il faut dire », et qui vous était d'ailleurs transmise par Émile Benveniste, votre ancien professeur en linguistique. J'ai fait mienne aussi cette parole de l'écrivain anglais Oscar Wilde : « Tout ce dont on prend conscience est juste. » J'y ajoute seulement la précision suivante : « Et le plus souvent profondément gratifiant. » Cela fait beaucoup de temps que j'ai pris conscience des valeurs humaines, pédagogiques et spirituelles que vous disiez et transmettiez avec humilité et gentillesse, avec tout l'accent qu'il importe de mettre sur sa justesse, et ce que le terme implique de précision et de constance. Cela fait bien longtemps que j'ai pris conscience aussi de la qualité de notre relation qui a duré...