Les experts de l’Opep n’ont pas réussi à aplanir leurs divergences concernant les niveaux de production de l’Iran et de l’Irak. Joe Klamar/AFP
Les experts de l'Opep réunis hier à Vienne ne sont pas parvenus à un projet d'accord sur la réduction de la production pétrolière avant la réunion ministérielle de mercredi, a déclaré à Reuters une source au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. Notamment car ils n'ont pas réussi à aplanir leurs divergences concernant les niveaux de production de l'Iran et de l'Irak.
Les ministres du cartel doivent se réunir mercredi dans la capitale autrichienne pour débattre de l'encadrement de la production afin de soutenir les cours du brut.
Ceux-ci sont repartis à la hausse hier après des déclarations encourageantes de l'Irak. « Nous sommes optimistes, nous espérons arriver à un accord. Nous allons coopérer avec les membres de l'Opep pour parvenir à un accord acceptable par tous », a déclaré le ministre irakien du Pétrole, Jabbar al-Louaïbi, à son arrivée à Vienne. Mais M. Louaïbi s'est refusé à dire si son pays était disposé à réduire sa production.
Le prix du baril de « Light Sweet Crude » (WTI), référence américaine du brut, a gagné 1,02 dollar à 47,08 dollars au New York Mercantile Exchange. À Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a pris 1,00 dollar à 48,24 dollars à l'Intercontinental Exchange (ICE).
L'Opep, qui représente un tiers de la production mondiale, était parvenue en septembre à un accord de principe pour ramener sa production dans une fourchette comprise entre 32,5 et 33 millions de barils par jour (bpj), contre 33,64 millions bpj actuellement. L'annonce de cet accord de principe avait donné un coup de fouet aux cours mais les investisseurs commencent à se demander s'il sera effectivement finalisé.
L'Irak et l'Iran, respectivement deuxième et troisième producteurs de l'Opep, ont exprimé des réserves sur leur contribution à ces baisses et Riyad s'est dit sceptique sur la volonté de Moscou de diminuer sa production.
L'Arabie saoudite a contribué à semer le doute en disant dimanche que le marché se rééquilibrerait de lui-même l'an prochain, même sans intervention des pays producteurs.
(Source : Reuters)


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