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Moyen Orient et Monde

Brèves

Législatives
Démission du gouvernement koweïtien
Le gouvernement koweïtien a présenté hier sa démission à l'émir du riche émirat pétrolier du Golfe, après les élections législatives anticipées de samedi, a-t-on annoncé de source officielle. La Constitution prévoit que le cabinet démissionne après un scrutin législatif. Une fois la démission acceptée, l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, chargera le Premier ministre sortant, cheikh Jaber Moubarak al-Sabah, ou un autre membre de la famille régnante de former un nouveau gouvernement. Ce gouvernement doit être constitué avant que le Parlement n'ouvre sa législature dans les deux prochaines semaines.
Les groupes de l'opposition, notamment islamistes, et leurs alliés ont remporté samedi près de la moitié des 50 sièges du Parlement, ce qui soulève des craintes de nouveaux conflits et blocages politiques. Le Parlement dispose de certains pouvoirs, notamment de contrôle de l'action du gouvernement et des ministres. Mais le pouvoir réel demeure entre les mains de la famille al-Sabah, qui règne depuis 250 ans sur le pays.

Israël
Un Palestinien condamné à la prison à vie pour une attaque meurtrière
Des tribunaux israéliens ont condamné hier deux Palestiniens à la prison à vie et à 16 ans et demi de détention pour des attaques au couteau. Un tribunal de Tel-Aviv a prononcé deux peines d'emprisonnement à vie contre Raëd Khalil, 37 ans, accusé d'avoir tué deux Israéliens à coups de couteau et d'en avoir blessé un troisième le 19 novembre 2015 dans un complexe de locaux professionnels et de parkings à Tel-Aviv. Un tribunal de Lod, près de Tel-Aviv, a par ailleurs condamné à 16 ans et demi de prison Tamer Weridat, accusé d'avoir poignardé et blessé légèrement un juif orthodoxe près d'un centre commercial à Petah Tikva le 7 octobre 2015. Âgé d'une trentaine d'années, Tamer Weridat devra en outre verser 100 000 shekels (28 000 dollars) de dommages et intérêts. Les deux Palestiniens sont originaires d'Hébron.

Royaume-Uni
Paul Nuttall succède à Farage à la tête du parti europhobe Ukip
Paul Nuttall a été élu hier à la tête de l'Ukip et devra relever le défi de succéder au charismatique Nigel Farage, dont le départ risque de fragiliser le parti anti-immigration et pro-Brexit. M. Nuttall, qui fête ses 40 ans demain, a devancé les deux autres candidats, Suzanne Evans et John Rees-Evans, pour prendre les rênes de la troisième force politique britannique, avec 12,6 % des voix aux législatives de 2015. « C'est un nouveau départ, nous allons rassembler le parti et en terminer avec les divisions. Je veux qu'on remplace le Parti travailliste et qu'on devienne la voix patriotique du peuple », a lancé l'ancien bras droit de Farage aux militants réunis à Londres. « Le pays a plus que jamais besoin d'un Ukip fort » pour mener le pays vers « un vrai Brexit », a ajouté l'eurodéputé de Liverpool, triomphalement élu avec 62,6 % des voix des militants, loin devant Evans (19,3 %) et Rees-Evans (18,1 %).
Nigel Farage, l'un des principaux artisans de la sortie de l'Union européenne, a quant à lui trouvé une nouvelle vocation en soutenant Donald Trump dans sa conquête de la Maison-Blanche et en s'affichant ostensiblement à ses côtés. Il repart dès cette semaine aux États-Unis mais compte rester député européen pour l'Ukip à Strasbourg.

Pays-Bas
Le parti d'extrême droite PVV, premier parti du pays
Le parti d'extrême droite néerlandais PVV arrivait hier en tête d'un sondage après trois semaines de procès de son dirigeant Geert Wilders, jugé aux Pays-Bas pour incitation à la haine raciale. Si les élections se tenaient cette semaine, le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders deviendrait le premier parti du pays avec 33 sièges sur les 150 que compte la Chambre basse du Parlement néerlandais, selon un sondage hebdomadaire de référence de l'institut Maurice de Hond. Les Néerlandais doivent se rendre aux urnes en mars pour des élections législatives. Le PVV occupe actuellement 12 sièges à la chambre basse. « Le procès contre Wilders a renforcé la tendance électorale positive du PVV, enregistrée depuis l'élection de Donald Trump » à la tête des États-Unis, a affirmé l'institut. Geert Wilders est poursuivi pour avoir promis « moins de Marocains » aux Pays-Bas lors d'une soirée après les élections municipales de mars 2014 à La Haye.
Au dernier jour de son procès, Geert Wilders avait argué devant les juges ne pas « être raciste », dans une intervention de 15 minutes retransmise en direct à la télévision. « Si vous me jugez coupable, c'est la moitié des Pays-Bas que vous jugez coupable », avait-il notamment déclaré.

Afrique du Sud
Fronde anti-Zuma sans précédent au sein de l'ANC
Le président sud-africain Jacob Zuma faisait face hier à une fronde sans précédent au sein de son parti, où trois ministres ont réclamé sa démission en s'inquiétant des effets électoraux potentiellement désastreux des affaires de corruption qui le visent.
La direction du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) débattait hier à huis clos dans un hôtel de Pretoria de l'avenir de son leader et chef de l'État, dont le mandat doit s'achever en 2019. Cette réunion des instances dirigeantes du parti, entamée samedi, devait à l'origine se terminer dimanche. Mais, signe de l'intensité des débats, elle se prolongeait en présence du président lui-même. Lors de débats particulièrement tendus, 34 membres de la direction se sont prononcés pour le départ de Jacob Zuma, selon la radio d'information 702, 30 pour son maintien et 14 devaient encore s'exprimer.
« On assiste à une démonstration anti-Zuma sans précédent », a estimé l'analyste politique Daniel Silke. Le président, au pouvoir depuis 2009, « est sous une pression extrême (...) il n'a jamais été aussi faible », a-t-il dit à l'AFP.

LégislativesDémission du gouvernement koweïtienLe gouvernement koweïtien a présenté hier sa démission à l'émir du riche émirat pétrolier du Golfe, après les élections législatives anticipées de samedi, a-t-on annoncé de source officielle. La Constitution prévoit que le cabinet démissionne après un scrutin législatif. Une fois la démission acceptée, l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, chargera le Premier ministre sortant, cheikh Jaber Moubarak al-Sabah, ou un autre membre de la famille régnante de former un nouveau gouvernement. Ce gouvernement doit être constitué avant que le Parlement n'ouvre sa législature dans les deux prochaines semaines.Les groupes de l'opposition, notamment islamistes, et leurs alliés ont remporté samedi près de la moitié des 50 sièges du Parlement, ce qui soulève des craintes...
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