Ukraine
Manifestation contre le pouvoir à Kiev à l'appel de l'ex-président géorgien Saakachvili
Environ 2 000 Ukrainiens ont manifesté hier à Kiev contre le pouvoir en place à l'appel de l'ancien président réformateur géorgien Mikheïl Saakachvili, devenu gouverneur régional en Ukraine en 2015 avant de claquer la porte récemment.
« Gloire à l'Ukraine ! », « Mikheïl ! », scandaient les manifestants, brandissant des drapeaux ukrainien, géorgien et de l'Union européenne. Le leader de la révolution des Roses de 2003 en Géorgie fait partie des personnalités étrangères nommées par les autorités pro-occidentales ukrainiennes, arrivées au pouvoir en 2014 pour rapprocher le pays de l'Union européenne. Après avoir obtenu un passeport ukrainien, il a été nommé gouverneur de la région d'Odessa (Sud-Ouest) mais a démissionné début novembre, dénonçant des entraves à la lutte qu'il menait contre la corruption. Il a annoncé son intention de lancer une nouvelle force politique pour chasser le pouvoir en place, accusé de soutenir les intérêts de « clans criminels » et d'entretenir la corruption endémique.
Iran
Le fils de l'ayatollah Montazeri condamné à 21 ans de prison
Le fils de l'ayatollah Montazeri, haut dignitaire du régime iranien dans les années 1980, a été condamné hier à 21 ans de prison pour avoir divulgué des enregistrements secrets dans lesquels son père dénonçait des exécutions commises en 1988, a rapporté l'agence de presse Isna. Ahmad Montazeri a été condamné par un tribunal religieux de Qom (Nord) à 10 ans de prison pour « atteinte à la sécurité de l'État », 10 autres années pour avoir rendu publics « des enregistrements audio classés secrets » et un an pour « propagande » contre le régime. Dans son jugement, le tribunal religieux stipule cependant qu'en raison de son âge, 60 ans, et d'un casier judiciaire jusqu'alors vierge, il ne devra purger que six ans de prison.
En août, il avait publié des enregistrements de 40 minutes, dans lesquels son père, l'ayatollah Hossein Ali Montazeri, dénonçait les exécutions de milliers de moujahidine du peuple – 5 000 à 30 000 selon les sources – ordonnées en 1988 par le père de la révolution islamique, l'ayatollah Ruhollah Khomeyni, peu avant sa mort.
Chypre
Athènes exclut un règlement sans retrait des troupes turques de l'île
Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Kotzias, a réaffirmé hier qu'un règlement à Chypre était conditionné au retrait des troupes turques stationnées sur l'île, dont les dirigeants tentent de relancer le dialogue en vue d'une réunification. Tout accord pour mettre fin à la division de l'île doit inclure une « clause » prévoyant le départ des troupes turques, a relevé le ministre sur la radio grecque Alpha. Il a souligné qu'Athènes n'exigeait pas un retrait « du jour au lendemain », mais dans un délai « adéquat ». Le président de Chypre, Nicos Anastasiades, et le dirigeant chypriote-turc, Mustafa Akinci, cherchent actuellement à relancer leur dialogue après leur échec à dégager un accord lors de dix jours de négociations en Suisse sous l'égide de l'Onu.
Ouganda
Arrestation d'un monarque local à Kasese après des heurts qui ont fait 55 morts
La police ougandaise a arrêté un monarque local après avoir pris d'assaut son palais, à la suite de violents combats, qui ont fait 55 morts, ayant opposé les forces de l'ordre à des militants séparatistes qui seraient liés au souverain, a annoncé la police, hier. Quatorze policiers et 41 militants ont été tués lors de ces combats qui ont opposé les forces de l'ordre à la garde du souverain du royaume de Rwenzururu et des militants séparatistes, dans la ville de Kasese, a indiqué le porte-parole de la police Andrew Felix Kaweesi. « Nous avons pris le temps de parler au roi (Charles Wesley Mumbere) pour qu'il fasse sortir ces gens, mais le roi a refusé d'obéir. La seule solution était de prendre d'assaut le palais et de le faire sortir pour sa propre sécurité », a précisé le porte-parole à l'AFP. « Il devra expliquer son rôle dans ces incidents et sera inculpé d'incitation à la violence et amené à Kampala », a-t-il ajouté.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef