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Moyen Orient et Monde - Syrie

Le régime avance à Alep, plus importante percée dans les quartiers rebelles à ce jour

Plus d'un million de personnes assiégées dans le pays, selon l'Onu.

Un secouriste transportant une femme sortie des décombres d’un immeuble détruit par des raids aériens, dimanche dans le quartier d’al-Hamra, à Alep-Est. Thaer Mohammed/AFP

Les troupes du régime syrien ont progressé rapidement hier dans les quartiers rebelles d'Alep, et le correspondant de l'AFP a constaté hier que les bombardements étaient incessants, avec des bruits d'explosion d'une violence inouïe. Au moins quinze civils ont péri dans ces quartiers, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), rejoignant les plus de 100 victimes de cette campagne de bombardements, qui a débuté il y a une semaine.
Les troupes gouvernementales ont consolidé hier leurs positions après être entrées la veille pour la première fois dans le quartier de Massaken Hanano, dans le nord-est d'Alep, selon l'OSDH. Ce quartier a une valeur symbolique puisque c'était le premier dont s'étaient emparés les rebelles en 2012. Le régime, aidé par des combattants iraniens et du Hezbollah, a également chassé les insurgés d'une ancienne zone industrielle dans le Nord-Est. « Il s'agit de la plus importante percée du régime dans les quartiers rebelles à ce jour », a précisé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. La prise de Massaken Hanano lui permet d'« avoir en ligne de mire plusieurs autres zones rebelles » et « d'être en mesure de séparer le nord d'Alep-Est du reste » des secteurs assiégés. Le quotidien prorégime al-Watan a décrit ce quartier comme « le bastion le plus grand et le plus important » des insurgés.
Selon le chef de la diplomatie syrienne, Walid Moallem, entre 5 000 et 7 000 « hommes armés » « prennent en otage » les habitants d'Alep-Est. En rencontrant dimanche à Damas l'émissaire de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura, M. Moallem a fermé la porte à la possibilité d'une « administration autonome » des rebelles à Alep. Selon des experts, Damas et son allié russe veulent aller vite pour obtenir une victoire à Alep avant la prise de fonctions de Donald Trump à la Maison-Blanche le 20 janvier. « La question est juste de savoir combien de temps ils (les rebelles) vont pouvoir tenir », a estimé un diplomate européen sous le couvert de l'anonymat. « Il n'y a plus rien à manger, plus d'hôpitaux, et les bombardements ne s'arrêtent pas. La pression est donc énorme sur eux. »
Les habitants des quartiers est d'Alep sont soumis depuis quatre mois à la « tactique cruelle » du siège, comme « près d'un million » de personnes au total en Syrie selon l'Onu. Le nombre de personnes assiégées par les belligérants dans le pays est passé de 393 700 il y a un an à 974 080, a indiqué devant le Conseil de sécurité le patron des opérations humanitaires de l'Onu Stephen O'Brien. Les habitants « sont isolés, affamés, bombardés et privés d'aide médicale et d'assistance humanitaire afin de les forcer à se soumettre ou à fuir, a-t-il souligné. C'est une tactique délibérée (...) une forme cruelle de punition collective ». À Alep-Est, tombée aux mains des rebelles en 2012, ce sont 250 000 personnes qui ne sont plus ravitaillées ou secourues depuis plus de quatre mois.
L'ambassadeur britannique à l'Onu Matthew Rycroft a qualifié hier de « barbare » la campagne de bombardements sur Alep-Est, et son homologue français a dénoncé une « stratégie de guerre totale pour reprendre Alep à tout prix ».
(Source : AFP)


Les troupes du régime syrien ont progressé rapidement hier dans les quartiers rebelles d'Alep, et le correspondant de l'AFP a constaté hier que les bombardements étaient incessants, avec des bruits d'explosion d'une violence inouïe. Au moins quinze civils ont péri dans ces quartiers, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), rejoignant les plus de 100 victimes de cette...

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