L’annonce par Facebook de l’ouverture d’un nouveau siège à Londres constitue une bonne nouvelle pour le Royaume-Uni après une décision similaire prise très récemment par Google. Jonathan Nackstrand/AFP
Le géant américain des réseaux sociaux Facebook a annoncé hier qu'il allait ouvrir un nouveau siège à Londres en 2017 et augmenter ses effectifs au Royaume-Uni de 50 %, en y créant 500 emplois, en dépit des incertitudes liées au Brexit. Cette annonce, qui est dévoilée à l'occasion de la conférence annuelle de l'organisation patronale britannique CBI, constitue une bonne nouvelle pour le Royaume-Uni après une décision similaire prise très récemment par Google. « Le Royaume-Uni est l'un des meilleurs endroits pour une entreprise technologique et est une partie importante de l'histoire de Facebook. Nous sommes venus à Londres en 2007 avec une poignée de collaborateurs et d'ici à la fin de l'année prochaine nous ouvrirons un nouveau siège et prévoyons d'employer 1 500 personnes au total », a expliqué dans un communiqué Nicola Mendelsohn, vice-présidente de Facebook pour l'Europe. Le groupe a précisé que la plupart des nouveaux emplois seront des ingénieurs très qualifiés, rappelant que c'est notamment au Royaume-Uni qu'il a développé le réseau social pour entreprises Workplace, lancé en octobre.
Il est également présent dans le Somerset où Facebook développe et construit des avions sans pilote qui fonctionnent à l'énergie solaire et permettent à des régions isolées dans le monde de se connecter à Internet.
Le maire de Londres, Sadiq Khan, s'est félicité de l'annonce de Facebook, y voyant le signe que la capitale britannique reste à la pointe pour attirer des entreprises technologiques. « L'engagement de Facebook est un nouveau signe que Londres est ouvert au talent, à l'innovation et à l'entrepreneuriat en provenance des quatre coins du monde », a-t-il dit, cité dans le communiqué de Facebook.
Cette annonce est la seconde bonne nouvelle en l'espace d'une semaine pour le gouvernement britannique, qui avait salué il y a quelques jours la décision prise par le géant américain de l'informatique Google de construire un vaste bâtiment dans le centre de Londres, qui pourrait accueillir à terme jusqu'à 3 000 employés supplémentaires, soit un investissement total de 1 milliard de livres (environ 1,8 milliard de dollars). De même, en septembre, Apple avait annoncé qu'il allait installer dans la centrale électrique désaffectée de Battersea son QG londonien, qui deviendra ainsi l'un des principaux de la marque dans le monde avec 1 400 employés.
Ces annonces consacrent Londres comme capitale technologique, au moment où vient d'être publiée une étude menée par l'European Digital Forum estimant qu'il s'agit de la meilleure ville d'Europe pour les start-up du numérique.
(Source : AFP)


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