Andy Murray a fait coup double, dimanche soir à Londres, en remportant son premier Masters et en s'assurant de terminer l'année à la place de n° 1 mondial, grâce à sa victoire (6-3, 6-4) sur Novak Djokovic en finale du « tournoi des maîtres ». Djokovic, lui, termine l'année au 2e rang mondial, selon le classement ATP publié hier. Il avait terminé 2014 et 2015 sur le trône.
« C'est un jour très spécial pour moi. Finir l'année n° 1 est quelque chose que je n'aurais jamais, jamais imaginé », a réagi le guerrier écossais qui, après avoir pris le pouvoir il y a deux semaines, devient le 17e joueur depuis la création du classement ATP en 1973 à finir l'année au sommet. « Andy est sans conteste le n° 1. C'est le meilleur. Il le mérite », a pour sa part commenté Djokovic, beau perdant. « Il lui faut une nouvelle armoire tellement il entasse les trophées », a souligné l'ex-joueur britannique Tim Henman, ancien demi-finaliste à Wimbledon devenu commentateur pour la BBC.
Avec ce succès, Murray bat en brèche la thèse selon laquelle il se serait emparé de la place de n° 1 mondial seulement à cause des errances de Djokovic. Le Serbe, perturbé par les rumeurs sur son couple et en quête de sens après avoir gagné son dernier grand titre manquant à Roland-Garros, a effectivement traversé de fortes turbulences cet été : éliminé prématurément à Wimbledon, battu d'entrée aux JO de Rio, très nerveux sur le court et grincheux en coulisses, il a fini par abandonner le trône le 7 novembre, après 122 semaines de règne.
À 29 ans, Murray peut espérer bâtir sur cette victoire pour inverser un rapport de force qui penche toujours nettement en faveur de son rival serbe. Celui-ci mène 24-11 dans leurs confrontations directes et l'a battu cette saison en finale de l'Open d'Australie, de Roland-Garros et de Madrid. « Jusque-là, notre rivalité a été très difficile pour moi », a admis Murray après sa victoire dimanche. L'Open d'Australie, où il a perdu ses cinq finales, offrira à l'Écossais une première opportunité, en janvier 2017, de prouver qu'il est devenu un autre joueur. En attendant, il a réussi déjà un sacré exploit en brisant l'hégémonie du trio Federer/Nadal/Djokovic, qui avait phagocyté le trône de fin d'année depuis le sacre du joueur américain Andy Roddick en 2003.
Par ailleurs, Milos Raonic fêtera la fin de l'année au 3e rang mondial, le meilleur classement de sa carrière, après avoir atteint les demi-finales à Londres. Il gagne un rang aux dépens de Stan Wawrinka qui, lui, n'a pas brillé au Masters. Derrière Kei Nishikori, qui se maintient au 5e rang, Marin Cilic grimpe d'une place et améliore lui aussi son meilleur classement, désormais 6e aux dépens de Gaël Monfils, qui passe à la 7e palce. Rafael Nadal, qui avait cédé sa place au Masters à Dominic Thiem, abandonne son 8e rang mondial. Il descend au 9e, son plus mauvais classement depuis le 10 août 2015.
1. Andy Murray 12 685 pts
2. Novak Djokovic 11 780
3. Milos Raonic 5 450 (+1)
4. Stan Wawrinka 5 315 (-1)
5. Kei Nishikori 4 905
6. Marin Cilic 3 650 (+1)
7. Gaël Monfils 3 625 (-1)
8. Dominic Thiem 3 415 (+1)
9. Rafael Nadal 3 300 (-1)
10. Tomas Berdych 3 060
11. David Goffin 2 780
12. Jo-Wilfried Tsonga 2 550
13. Nick Kyrgios 2 460
14. Roberto Bautista 2 350
15. Lucas Pouille 2 156
16. Roger Federer 2 130
17. Grigor Dimitrov 2 035
18. Richard Gasquet 1 885
19. John Isner 1 850
20. Ivo Karlovic 1 795
(Source : AFP)


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