Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - France / Présidentielle

Valls met en garde contre une victoire de Le Pen

Le Premier ministre se déclare, implicitement, le meilleur candidat pour battre l'extrême droite au scrutin du printemps prochain.

Après avoir participé hier au forum économique du quotidien allemand « Süddeutsche Zeitung », le Premier ministre français Manuel Valls a visité une exposition artistique, celle de la collection Boros, dans un bunker de la Seconde Guerre mondiale à Berlin. Clemens Bilan/AFP

Le Premier ministre français Manuel Valls a mis en garde hier, depuis Berlin où il participait au forum économique du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, contre la victoire « possible » de la candidate d'extrême droite Marine Le Pen à la présidentielle de 2017, quelques jours après le choc provoqué par celle de Donald Trump aux États-Unis.
Au terme d'un discours offensif de M. Valls sur la mondialisation et l'Europe, une personne dans l'auditoire interroge : « Marine Le Pen peut-elle emporter la présidence française (...) ? » Oui, « c'est possible », répond M. Valls, reconnaissant que la France n'est pas à l'abri d'un séisme politique similaire aux victoires de M. Trump et du vote du Brexit. « Toutes les enquêtes d'opinion disent que la candidate Marine Le Pen sera présente au second tour (...). Ça veut dire que l'équilibre de la vie politique française va totalement changer », a souligné M. Valls, alertant sur « le danger que représente l'extrême droite ». Il a toutefois assuré « ne pas tout confondre », Donald Trump ayant été investi par le Parti républicain.
Portée par les difficultés économiques françaises et un discours anti-immigration, Mme Le Pen peut espérer un score historique lors de la présidentielle du printemps prochain et renouveler l'exploit de son père, Jean-Marie, qui était parvenu au second tour de l'élection présidentielle en 2002 avant d'être largement battu par Jacques Chirac.
Dans ce contexte, Manuel Valls a insisté sur la nécessité de « répondre aux angoisses et aux colères des peuples » sans tomber « dans la facilité et encore moins dans la démagogie ». À ce titre, il a prôné « une mondialisation au service des peuples ». Il a aussi appelé l'Europe à dire plus clairement « qui peut et ne peut pas entrer et rester sur notre sol », pour ne pas laisser cette question aux « populistes » dont « le but est de construire des murs ».

Ambition personnelle
Le Premier ministre français en a également profité pour laisser transparaître ses propres ambitions. Interrogé sur qui serait « le candidat idéal » pour battre Mme Le Pen, Manuel Valls a listé : « Générosité et solidarité », mais aussi « préserver le modèle républicain » et les valeurs « d'autorité, de sécurité, de fermeté » ; des thèmes que, ancien ministre de l'Intérieur, il a particulièrement défendus ces derniers mois. L'allusion était si transparente qu'il a reconnu qu'aller plus loin en présence « de la presse française » risquait de lui valoir « des ennuis », le président Hollande n'ayant pas encore fait état de ses propres ambitions électorales.
D'autre part, M. Valls a plaidé pour une hausse des budgets militaires dans l'ensemble des pays européens, pour répondre à un probable moindre engagement américain en Europe. Il a en outre, une nouvelle fois, estimé que l'Europe courait le risque d'un éclatement, risque contre lequel la France et l'Allemagne doivent, selon lui, jouer un rôle moteur.
(Sources : agences)

Le Premier ministre français Manuel Valls a mis en garde hier, depuis Berlin où il participait au forum économique du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, contre la victoire « possible » de la candidate d'extrême droite Marine Le Pen à la présidentielle de 2017, quelques jours après le choc provoqué par celle de Donald Trump aux États-Unis.Au terme d'un discours offensif de M. Valls sur la mondialisation et l'Europe, une personne dans l'auditoire interroge : « Marine Le Pen peut-elle emporter la présidence française (...) ? » Oui, « c'est possible », répond M. Valls, reconnaissant que la France n'est pas à l'abri d'un séisme politique similaire aux victoires de M. Trump et du vote du Brexit. « Toutes les enquêtes d'opinion disent que la candidate Marine Le Pen sera présente au second tour (...). Ça...
commentaires (1)

"autorité, sécurité, fermeté". Mais c'est exactement le programme du FN! Alors, qu'a-t-il contre Marine Le Pen?

Yves Prevost

07 h 07, le 18 novembre 2016

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • "autorité, sécurité, fermeté". Mais c'est exactement le programme du FN! Alors, qu'a-t-il contre Marine Le Pen?

    Yves Prevost

    07 h 07, le 18 novembre 2016

Retour en haut