Une proposition de loi limitant le volume des appels à la prière des mosquées en Israël devrait revenir dans le débat politique, un ministre ultra-orthodoxe juif s'apprêtant selon les médias à annuler un appel qu'il avait fait, inquiet des implications pour le rituel juif.
Le texte avait été approuvé dimanche par une commission ministérielle, ouvrant la voie à son examen par le Parlement. Mais le ministre de la Santé Yaacov Litzman, membre de l'un des partis juifs ultra-orthodoxes de la coalition gouvernementale, avait fait appel de cette décision, inquiet de ses implications pour le rituel juif.
Techniquement, cet appel bloquait l'examen de la proposition prévu à partir de mercredi au Parlement.
Cependant, Yaacov Litzman serait sur le point d'annuler son appel, et le projet pourrait à nouveau être voté en commission dimanche, rapportait jeudi le quotidien Jerusalem Post.
"Des discussions sont en cours", s'est contenté de dire le porte-parole de M. Litzman interrogé par l'AFP. Une décision sera prise plus tard dans la journée de jeudi, a-t-il ajouté.
Le texte, qui concerne théoriquement tous les lieux de culte, vise en tout premier lieu les mosquées. Toutefois, le ministre de la Santé s'y était initialement opposé parce qu'il craignait qu'il ne se retourne contre l'utilisation des sirènes annonçant le vendredi soir le début du shabbat, le repos hebdomadaire juif.
M. Litzman chercherait à présent à obtenir une exemption de la loi pour les sirènes juives, indiquait le Jérusalem Post.
Le texte a provoqué l'indignation parmi les musulmans. L'ONG Israel Democracy Institute a accusé la droite d'exploiter dangereusement la question à des fins politiciennes.
La minorité arabe représente 17,5% de la population israélienne, elle est de confession musulmane dans son immense majorité et s'estime déjà largement victime de discriminations.
Le texte s'appliquerait également à Jérusalem-Est, partie de la ville occupée et annexée par Israël. Cette annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale. La population de Jérusalem-Est est majoritairement palestinienne et musulmane.
Le texte avait été approuvé dimanche par une commission ministérielle, ouvrant la voie à son examen par le Parlement. Mais le ministre de la Santé Yaacov Litzman, membre de l'un des partis juifs ultra-orthodoxes de la coalition gouvernementale, avait fait appel de cette décision, inquiet de ses implications pour le rituel juif.
Techniquement, cet appel bloquait l'examen de la proposition prévu à partir de mercredi au Parlement.Cependant, Yaacov Litzman serait sur le point d'annuler son appel, et le projet pourrait à nouveau être voté en commission...


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