Saad Hariri, hier, en compagnie de l'ambassadeur d'Égypte, à la Maison du Centre. Photo Dalati et Nohra
Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a reçu hier à la Maison du Centre l'ambassadeur du Royaume-Uni, Hugo Shorter, avec lequel il a évoqué la situation au Liban et dans la région, ainsi que l'ambassadeur d'Égypte, Nazih al-Naggari, qui a transmis à M. Hariri « l'appui de l'Égypte à ses efforts visant à former le plus rapidement possible le gouvernement libanais, sur la base de la situation positive qui prévaut au Liban à la suite de l'élection du président Michel Aoun ». « Le Premier ministre Hariri m'a rassuré que les choses vont dans le bon sens et nous espérons que le Liban aura un gouvernement dirigé par lui dès que possible pour lancer la coopération entre les gouvernements libanais et égyptien », a ajouté le diplomate égyptien.
M. Hariri a également accordé audience au député Khaled Daher puis à une délégation du Conseil des relations arabes et internationales, présidée par l'ancien président du Parlement arabe Mohammad Jassem al-Sakr, et formée du vice-président irakien Iyad Allaoui, du chef du bloc du Futur, le député et ancien Premier ministre Fouad Siniora, de l'ancien Premier ministre jordanien Taher Masri et de l'ambassadeur Mohammad al-Sallal. La délégation a exprimé ses félicitations au Premier ministre désigné, souhaitant qu'il puisse « former le gouvernement parce que, pour nous, le Liban est un pays très important et sa stabilité contribuerait à la stabilité dans la région ». « Nous n'exagérons pas quand nous disons que Beyrouth était la capitale des Arabes dans les années soixante et soixante-dix, et maintenant elle a une grande chance de reprendre ce rôle », a indiqué M. Sakr au nom de la délégation. « Mais cela ne peut se faire sans la stabilité et la paix civile. Nous espérons que le Premier ministre Hariri formera rapidement le gouvernement et que le Liban jouira de la stabilité, la sécurité et la prospérité », a-t-il noté.
Saad Hariri a enfin reçu une délégation du Parti national libéral emmenée par le responsable de la section estudiantine du parti, Simon Dergham.
Zmokhol
Signalons enfin que le président du Rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprise du Liban, Fouad Zmokhol, a applaudi hier « à l'accord entre les forces politiques qui a permis l'élection d'un président de la République ». « C'est ce que nous réclamions depuis deux ans et demi. Indépendamment des noms et des partis, l'accord politique seul est à même de raviver la vie constitutionnelle au Liban, qui opère à son tour une relance économique et des investissements », a-t-il ajouté. Il a par ailleurs exprimé son souhait que cet accord politique et national se traduise sur le plan économique, à l'heure de la régression provoquée par les problèmes intérieurs et régionaux. « Il faut former rapidement le cabinet pour que la vie retourne aux pouvoirs exécutif et législatif au plus vite. L'élan qui a commencé doit être poursuivi et chaque Libanais doit pouvoir en profiter », a-t-il souligné.

