Le président Nicolas Maduro lors de son allocution hebdomadaire. Miraflores Palace/Handout via Reuters
Le président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro a exclu de négocier avec l'opposition de centre-droit une issue électorale à la crise que traverse le pays, avec des élections anticipées ou un référendum pour le révoquer. « Une issue électorale ? Une issue pour aller où ? (...) Que personne ne s'obnubile avec des processus électoraux qui ne sont pas dans la Constitution », a souligné le président Maduro lors de son intervention hebdomadaire à la télévision.
Le chef de l'État a estimé que le dialogue engagé avec l'opposition, sous les auspices notamment du Vatican, dont les dernières négociations se sont achevées samedi, « allait bien », mais il a accusé l'opposition de dénaturer ses résultats.
Le gouvernement ne conçoit pas le dialogue comme une « reddition », a souligné Nicolas Maduro.
Carlos Ocariz, l'un des négociateurs de la Table pour l'unité démocratique (MUD), la principale coalition d'opposition, avait assuré samedi que son camp poursuivrait le dialogue avec le gouvernement « jusqu'à obtenir le plus important : des élections nationales et un référendum révocatoire » à l'encontre du président Maduro pour résoudre la crise politique qui secoue le Venezuela.
Nicolas Maduro a ironisé à ce sujet. « Je me réjouis beaucoup que la MUD continue de participer (au dialogue) jusqu'en décembre 2018 », a-t-il dit, en faisant référence à la date prévue pour la prochaine élection présidentielle.
Mais l'opposition souhaite ces élections dès le premier trimestre de 2017 et réclame un référendum révocatoire de Nicolas Maduro.
Le processus devant mener à l'organisation d'un référendum avait été suspendu le 20 octobre par le conseil national électoral, accusé par l'opposition de servir les intérêts des autorités gouvernementales chavistes (du nom de l'ancien président Hugo Chavez, 1999-2013).
Devant cette impasse, un des principaux leaders de la MUD et ancien candidat à la présidence, Henrique Capriles, a appelé à la « reprise immédiate de la mobilisation populaire » à travers « l'ensemble du pays ».
(Source : AFP)


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