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Moyen Orient et Monde

Brèves

Palestiniens
Inauguration à Ramallah du musée dédié à Arafat
Un musée dédié au dirigeant historique palestinien Yasser Arafat, comprenant certaines de ses possessions devenues des icônes, comme ses célèbres keffiehs, a été inauguré hier à Ramallah, en Cisjordanie occupée. Parmi les autres souvenirs exposés figurent les lunettes de soleil qu'il portait lors d'un discours resté célèbre à l'Onu en 1974, son pistolet personnel et son passeport palestinien. Le musée présente aussi la médaille qu'il a reçue lors de la remise en 1994 du prix Nobel de la paix décerné conjointement au Premier ministre israélien d'alors, Yitzhak Rabin, et à son ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, un an après la conclusion des premiers accords censés tracer la voie de la paix. Son uniforme kaki est également exposé. Le musée retrace également un siècle d'histoire des Palestiniens, y compris ce qu'ils appellent la Naqba (la catastrophe en arabe), la création de l'État d'Israël en 1948, puis les différentes tentatives lancées en vain pour parvenir à la paix.

UE/Adhésion
Bruxelles critique un « retour en arrière » de la Turquie
Dans un rapport de la Commission européenne publié hier, l'UE critique un « retour en arrière » de la Turquie sur les critères d'adhésion au bloc européen, en particulier en ce qui concerne la liberté d'expression et l'État de droit. Ce nouveau rapport d'étape rappelle également « le rejet sans équivoque » par l'UE de la peine de mort, dont le rétablissement est évoqué par le régime du président Recep Tayyip Erdogan. Ce dernier, agacé, a exhorté hier l'UE à « prendre sa décision finale » le plus vite possible sur l'adhésion ou non de son pays. La Turquie a d'ailleurs rejeté les conclusions du rapport de l'Union européenne, les jugeant « loin d'être objectives ». Pour le ministre turc des Affaires européennes, Omer Celik, ce texte « est loin d'être constructif et loin d'offrir une voie pour aller de l'avant ». Côté européen, des voix réclament une plus grande fermeté vis-à-vis du régime turc, malgré le risque de mettre en péril l'accord migratoire conclu en mars avec Ankara.

Grande-Bretagne
Un tramway déraille à Croydon : au moins sept morts
Au moins sept personnes sont mortes et une cinquantaine d'autres ont été blessées, hier, dans le déraillement d'un tramway à Croydon, au sud de Londres, a annoncé la police britannique. La police a ajouté qu'un homme de 42 ans, « soupçonné d'homicide involontaire », a été arrêté et placé en garde à vue. Selon les médias britanniques, il s'agit du conducteur du tramway. « Les premières indications suggèrent que le tramway circulait à une vitesse significativement supérieure à la vitesse autorisée », a indiqué le service d'enquête sur les accidents ferroviaires (Rail Accident Investigation Branch, RAIB), dans un communiqué publié sur le site Internet du gouvernement. Le RAIB a précisé que l'accident est intervenu alors que le tramway abordait une courbe où la vitesse est limitée à 20 km/h. Un habitant de Croydon, qui était dans le tramway, a raconté l'avoir senti accélérer. « Tout le monde s'est littéralement envolé », a-t-il dit.

Discrimination
L'État français définitivement condamné pour des contrôles « au faciès »
La plus haute juridiction administrative en France a définitivement condamné, hier, l'État pour des contrôles d'identité « au faciès », une première saluée par les militants qui dénoncent depuis des années une pratique discriminatoire. La Cour de cassation, qui se penchait pour la première fois sur cette question, a condamné l'État dans trois dossiers. La cour a estimé qu'un contrôle d'identité discriminatoire constituait une « faute lourde » qui engageait la responsabilité de l'État et a précisé la façon dont la discrimination doit être prouvée. L'affaire avait commencé en 2013, lorsque 13 hommes d'origine africaine ou nord-africains s'étaient lancés dans un combat judiciaire, dénonçant des contrôles injustifiés, parfois associés à des palpations, des insultes ou du tutoiement. Après avoir perdu en première instance en octobre 2013, les plaignants avaient fait appel, et, en juin 2015, la cour d'appel de Paris avait donné raison à cinq d'entre eux, condamnant l'État à verser 1 500 euros de dommages et intérêts à chacun. L'État s'était alors pourvu en cassation.

Réfugiés
Expulsée du Pakistan, l'Afghane aux yeux verts rentre au pays
Sharbat Gula, l'Afghane aux yeux verts dont le portrait en couverture du National Geographic a fait d'elle l'icône des réfugiés afghans, a été accueillie hier dans son pays par le président Ashraf Ghani, après son expulsion du Pakistan où elle avait fui la guerre il y a plus de 30 ans. M. Ghani, qui a donné une réception en son honneur au palais présidentiel, lui a promis un appartement meublé. Le cas de Sharbat Gula, dont les saisissants yeux verts mis en valeur par son foulard rouge avaient été immortalisés en 1984 dans un camp de réfugiés afghans au Pakistan, illustre le désespoir de nombreux réfugiés à l'idée d'être renvoyés dans leur pays d'origine toujours secoué par des combats.

PalestiniensInauguration à Ramallah du musée dédié à ArafatUn musée dédié au dirigeant historique palestinien Yasser Arafat, comprenant certaines de ses possessions devenues des icônes, comme ses célèbres keffiehs, a été inauguré hier à Ramallah, en Cisjordanie occupée. Parmi les autres souvenirs exposés figurent les lunettes de soleil qu'il portait lors d'un discours resté célèbre à l'Onu en 1974, son pistolet personnel et son passeport palestinien. Le musée présente aussi la médaille qu'il a reçue lors de la remise en 1994 du prix Nobel de la paix décerné conjointement au Premier ministre israélien d'alors, Yitzhak Rabin, et à son ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, un an après la conclusion des premiers accords censés tracer la voie de la paix. Son uniforme kaki est également exposé. Le...
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