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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Us

Clinton et Trump dans une course frénétique pour convaincre les indécis

À coups de célébrités pour la candidate démocrate et de discours plus tempérés pour son rival républicain, les prétendants à la fonction suprême semblaient adopter des stratégies inversées pour gagner le sprint.

Les bustes d’Hillary Clinton (à droite) et de Donald Trump (à gauche) au musée de cire de Madrid, en Espagne. Andrea Comas/Reuters

Les candidats à la Maison-Blanche se sont lancés dans une course frénétique pour mobiliser et convaincre ce week-end les derniers indécis d'une présidentielle inédite par la violence des attaques personnelles, dont l'issue mardi s'annonce serrée.
« Ça passe ou ça casse », avait lancé il y a quelques jours la candidate démocrate de 69 ans, dont l'avance face à son rival s'est réduite dans les sondages depuis la relance de l'enquête du FBI sur son serveur privé quand elle était chef de la diplomatie. Le suspense côté sondages concerne surtout une douzaine d'États-clés, où les deux camps concentrent leurs déplacements. La démocrate y domine dans une majorité de sondages récents, mais des résultats contradictoires laissent les commentateurs perplexes. Celle qui pourrait devenir la première femme présidente des États-Unis a tenu pas moins de trois réunions publiques hier en Pennsylvanie, dans le Michigan et dans l'Ohio. Son rival républicain Donald Trump, 70 ans, qui n'a jamais été élu de sa vie, a tenu trois meetings dans des États disputés : New Hampshire, Ohio et Pennsylvanie.

Paillettes pour Clinton
La clé pour Hillary Clinton consiste à maximiser la participation des électeurs qui ont formé la « coalition Obama » : Noirs, Hispaniques et jeunes. Or les Noirs votent à ce stade moins qu'en 2012, selon les chiffres de participation du vote anticipé en Caroline du Nord et en Floride. Donald Trump, lui, cherche à déjouer les pronostics en dopant l'enthousiasme de son cœur d'électorat, les hommes républicains et notamment les sans-diplômes. Pour débloquer le réservoir des voix des minorités et des jeunes, Hillary Clinton, réputée pour son sérieux face à un rival issu du monde de la téléréalité, a mobilisé beaucoup de paillettes et de célébrités. Après Pharrell Williams jeudi, Jay-Z et Beyoncé hier soir dans l'Ohio, elle sera aux côtés de Katy Perry aujourd'hui en Floride. « Nous sommes noirs ! Magnifique ! Si on vous a qualifiés de minorité une fois dans votre vie (...), allez voter pour montrer à tout le monde que vous êtes en fait la majorité », a lancé le chanteur de  Happy  jeudi soir à Raleigh en Caroline du Nord.
Autre image puissante lundi soir, veille du scrutin, Hillary et Bill Clinton s'afficheront avec le couple Obama dans un grand meeting à Philadelphie. Épaulée par un Barack Obama en grande forme, la démocrate se targue d'être son héritière et a salué à cet égard hier la baisse du chômage, quand Donald Trump dénonce au contraire le bilan du président sortant.

Retenue chez Trump
De son côté, le milliardaire populiste, ex-star du jeu de téléréalité The Apprentice, a semblé ces derniers jours modérer ses discours et raréfier ses invectives. « Gentil et calme. N'est-ce pas ? Reste concentré, Donald », s'est conseillé à voix haute Donald Trump mercredi, savourant sa récente remontée dans les sondages et persuadé de surprendre l'Amérique et le monde mardi. Sa femme Melania a tenu un rare discours, jeudi, affirmant que la politique était devenue trop « méchante », quand son mari a été accusé de beaucoup d'outrances.
Depuis des jours, il prévient que le 8 novembre sera la dernière chance pour « curer le marigot » de Washington et tourner la page d'un système gangrené par les groupes d'intérêts et la collusion des élites politico-économiques. Il brandit l'affaire des e-mails d'Hillary Clinton pour dénoncer la corruption supposée et l'inaptitude de l'ancienne secrétaire d'État.
Mme Clinton rappelle, elle, à chaque étape les propos sexistes de Donald Trump, exhortant les électeurs à imaginer une Amérique qui prendrait le milliardaire comme modèle. « La meilleure façon de répudier l'intolérance, les vantardises, le harcèlement, les discours de haine et la discrimination, c'est de battre le record de participation de l'histoire des États-Unis », a-t-elle lancé jeudi à Raleigh.
Barack Obama adopte le même message apocalyptique, affirmant que l'élection pouvait changer « le cours de l'histoire ». « (Donald Trump) c'est quelqu'un qui endommagerait notre démocratie », dit-il.
Au milieu de ces échanges : des Américains indécis après une campagne inédite, marquée par la violence des attaques et qui monopolise les médias américains depuis plus d'un an et demi.

(Source : AFP)

Les candidats à la Maison-Blanche se sont lancés dans une course frénétique pour mobiliser et convaincre ce week-end les derniers indécis d'une présidentielle inédite par la violence des attaques personnelles, dont l'issue mardi s'annonce serrée.« Ça passe ou ça casse », avait lancé il y a quelques jours la candidate démocrate de 69 ans, dont l'avance face à son rival s'est réduite dans les sondages depuis la relance de l'enquête du FBI sur son serveur privé quand elle était chef de la diplomatie. Le suspense côté sondages concerne surtout une douzaine d'États-clés, où les deux camps concentrent leurs déplacements. La démocrate y domine dans une majorité de sondages récents, mais des résultats contradictoires laissent les commentateurs perplexes. Celle qui pourrait devenir la première femme présidente des...
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