L'Unesco a organisé hier une cérémonie dans ses locaux à Bir Hassan à l'occasion de la Journée mondiale pour la lutte contre l'impunité dans les crimes commis à l'encontre des journalistes, notamment ceux enlevés ou tués en Syrie, en Irak, au Yémen et au Liban.
La commémoration de cette journée a été décidée par l'Onu en 2013, lors de sa 68e session, et ce après l'enlèvement et le meurtre, le 2 novembre 2013, de deux journalistes français travaillant pour RFI au Mali, Ghislaine Dupont et Claude Verlon.
« Durant les dix dernières années, plus de 800 journalistes ont perdu la vie pour avoir publié certaines nouvelles. En 2015, nous en avons compté 114 et 123 en 2012, cette année-là étant considérée comme sanglante pour la presse », a indiqué Georges Awad, directeur des programmes d'information et de communication à l'Unesco.
« Ce qui est inacceptable, c'est que moins d'un cas sur dix de crimes commis contre les journalistes a été traduit en justice », a-t-il ajouté.
L'association Maharat, qui faisait partie des organisateurs de cette journée, a par ailleurs projeté un reportage sur les crimes et violations vécus par 15 journalistes des pays arabes.
Antoine Kassab, père du caméraman Samir Kassab, enlevé en Syrie le 15 octobre 2013 avec le journaliste mauritanien Ishac Moukhtar alors que les deux hommes travaillaient pour Sky News Arabia, a par ailleurs témoigné à la fin de l'événement. « Il devrait y avoir un travail sérieux pour libérer Samir et les autres journalistes, mais aucune tentative sérieuse n'a été faite pour l'instant », a-t-il dénoncé.
Agenda - Liberté De La Presse
À l’Unesco, Journée de lutte contre les crimes à l’encontre des journalistes
OLJ / le 03 novembre 2016 à 00h12


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