Réunion des pays membres de l’Opep, à Vienne, le 29 octobre 2016. Samuel Kubani/AFP
Des responsables de l'Opep ont approuvé lundi un document fixant les grandes lignes de la stratégie à long terme du cartel, signe de rapprochement des positions de ses membres concernant la gestion des niveaux de production de pétrole, et donc des prix.
L'approbation de ce document a été reportée à plusieurs reprises, l'Iran et l'Algérie se prononçant en faveur d'une baisse de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole afin de soutenir les prix du baril alors que l'Arabie saoudite soutenait que les cours devaient être déterminés par le marché et l'Opep ne devait pas diminuer sa production et laisser la place aux producteurs à coûts d'extraction plus élevés. Mais depuis la dernière fois que la stratégie à long terme a été discutée en mai, la position de l'Arabie saoudite a changé. Les pays de l'Opep sont parvenus le 28 septembre à Alger à un accord de principe sur une réduction modeste – la première depuis 2008 – de la production du cartel, censée revenir entre 32,5 et 33 millions de barils par jour (bpj).
« Oui, finalement »
Lundi, quatre sources de l'Opep ont indiqué que le conseil des gouverneurs de l'Opep, qui discute d'une actualisation de la stratégie à long terme depuis 2015, s'était réuni à Vienne et avait approuvé la dernière version du document.
« C'est approuvé », a dit une source, ajoutant que la réunion s'était « bien passée ». « Oui, finalement », a dit une autre source, ajoutant que le texte avait subi peu de modifications et que, contrairement aux précédentes réunions au cours desquelles l'Iran et l'Arabie saoudite s'étaient affrontés, Riyad avait réussi lundi sans trop de difficultés à convaincre les autres pays. Les membres du cartel se sont mis d'accord sur le fait que l'Opep devait retrouver sa mission de gestion du marché – abandonnée de fait depuis 2014 – et devenir plus active dans l'anticipation de l'évolution de la demande et de l'offre, ont dit les sources.
Mais la baisse effective de la production reste à mettre en œuvre. Les experts de l'Opep réunis à Vienne vendredi n'ont pas pu s'entendre sur les modalités d'application de leur accord de principe de réduction de la production, en raison de désaccords sur les niveaux de production. L'Irak, deuxième plus important producteur de l'Opep, avait demandé dimanche à être dispensé des restrictions en raison de la guerre en cours contre l'organisation État islamique. L'Iran, la Libye et le Nigeria souhaitaient eux aussi bénéficier d'une exemption en raison des répercussions sur leurs productions de conflits et de sanctions, selon des sources de l'Opep.
(Source : Reuters)


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