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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Us

Trump revigoré à une semaine de l’élection

Selon un sondage ABC-« Washington Post », le candidat républicain recueillerait 46 % des intentions de vote contre 45 % pour Hillary Clinton.

Même si Hillary Clinton reste la favorite pour remporter la Maison-Blanche, Donald Trump semble se refaire une « beauté » dans les sondages. Paul J. Richards/AFP

À une semaine de l'élection du successeur de Barack Obama, le républicain Donald Trump a rattrapé la démocrate Hillary Clinton dans un sondage respecté, regonflant d'espoir les supporteurs du milliardaire que les pronostiqueurs vouaient à une défaite quasi certaine il y a seulement quelques jours. Toutefois, Mme Clinton reste la favorite pour remporter la Maison-Blanche le 8 novembre : elle a 88 % de chances de gagner, selon le modèle du New York Times, et 74 % selon celui du site FiveThirtyEight.
Mais alors qu'elle affichait un optimisme serein la semaine dernière, apparaissant rayonnante aux côtés de la Première dame Michelle Obama et savourant des sondages la créditant d'une avance insolente, Hillary Clinton se retrouve soudain au coude-à-coude dans une enquête d'opinion qui lui donnait neuf points d'avance une semaine auparavant. Selon la nouvelle étude ABC-Washington Post, Donald Trump recueille 46 % des intentions de vote contre 45 % pour Hillary Clinton, une quasi-égalité statistique, et 3 % pour le libertarien Gary Johnson. Certes, une autre enquête NBC, publiée lundi, la créditait de six points d'avance.
Mais pour l'ancienne secrétaire d'État, la campagne se termine comme elle avait commencé, en avril 2015, dans l'ombre de sa décision malheureuse d'utiliser un serveur privé au lieu d'un compte email gouvernemental et sécurisé pour communiquer de 2009 à 2013, lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine, au risque de disséminer des informations confidentielles sur des réseaux privés. L'enquête subséquente du FBI avait été classée sans suite en juillet, mais les détracteurs républicains de Mme Clinton n'ont jamais abandonné leurs critiques, et se sont sentis vengés par la relance des investigations par le FBI, annoncée par son directeur James Comey, vendredi dernier, et créant une tempête politique.

Clinton attaque
La fébrilité du camp Clinton est perceptible. Les chefs de sa campagne ont fait deux conférences téléphoniques avec la presse depuis samedi, principalement pour attaquer James Comey. Toute l'interview du directeur de campagne de la démocrate, Robby Mook, sur CNN, hier, a été consacrée à cette affaire. Autant de temps qui aurait pu servir à diffuser un message de fin de campagne. « Ils ne disent rien sur les enquêtes sur Donald Trump, mais quand il s'agit de Hillary Clinton, pour une raison que j'ignore, ils sont ravis d'en parler », a accusé Robby Mook, en rapportant des informations de presse sur une éventuelle enquête fédérale sur les liens entre des proches de Donald Trump et Moscou. Mme Clinton a remisé son message positif pour agiter à nouveau le spectre d'un président Trump impulsif et dangereux, invitant les Américains à l'imaginer le doigt sur le bouton nucléaire. « Imaginez-le nous empêtrer dans une guerre parce que quelqu'un l'aurait froissé », a-t-elle lancé lundi dans l'Ohio. Sa dernière publicité télévisée est un best-of des phrases sexistes prononcées par M. Trump.

Trump y croit
Pour consolider son soutien avant qu'il ne soit trop tard, Mme Clinton est revenue hier en Floride, où elle était déjà ce week-end. MM. Obama et Trump s'y rendront demain. C'est l'un des États-clés de l'élection, riche en grands électeurs et capable de basculer d'un côté ou de l'autre.
Or, à ce jour, Donald Trump semble y avoir repris l'avantage, avec quatre points d'avance dans les deux derniers sondages. Le républicain était en Pennsylvanie hier, près du site mythique de la guerre d'indépendance de Valley Forge, avec son colistier Mike Pence, pour un discours consacré à la réforme du système de santé de Barack Obama, et aux hausses de prix des couvertures maladies annoncées récemment par le gouvernement.
Lundi, M. Trump a félicité le directeur du FBI pour son « cran », et redoublé ses attaques contre l'intégrité de son adversaire. Le candidat populiste promet à ses partisans de « curer le marigot » de Washington et de dynamiter le « système », incarné selon lui par Bill et Hillary Clinton. Il exploite le cadeau du ciel offert, volontairement ou non, par James Comey pour consolider le cœur de son électorat, y compris les républicains qui auraient pu être rebutés par sa personne.

(Source : AFP)

À une semaine de l'élection du successeur de Barack Obama, le républicain Donald Trump a rattrapé la démocrate Hillary Clinton dans un sondage respecté, regonflant d'espoir les supporteurs du milliardaire que les pronostiqueurs vouaient à une défaite quasi certaine il y a seulement quelques jours. Toutefois, Mme Clinton reste la favorite pour remporter la Maison-Blanche le 8 novembre : elle a 88 % de chances de gagner, selon le modèle du New York Times, et 74 % selon celui du site FiveThirtyEight.Mais alors qu'elle affichait un optimisme serein la semaine dernière, apparaissant rayonnante aux côtés de la Première dame Michelle Obama et savourant des sondages la créditant d'une avance insolente, Hillary Clinton se retrouve soudain au coude-à-coude dans une enquête d'opinion qui lui donnait neuf points d'avance une...
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