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Nos lecteurs ont la parole - Sylvain Thomas

Une fête de « la Toussaint » sous le signe familial

Frederick Florin/Afp

Encore petits, nous avons toujours aimé les fêtes de famille !
Et aujourd'hui, on en a une, une comme un enfant n'oserait pas imaginer, une vraie fête de famille, plus vraie que nature, avec des millions et des millions de participants ici et au Ciel. Et nous autres, au dernier rang !
Il y a en effet des moments où Dieu réalise les rêves des enfants ! Il les entend comme s'ils étaient à sa portée, comme s'ils lui étaient familiers ! Il y a sans doute des heures où les petits communient jusque dans leurs rêves aux songes de Dieu ! Et aujourd'hui, en ces instants, il nous est fait la grâce d'en prendre conscience. C'est d'un rêve éveillé qu'il est question ! « Célébrer en famille une même fête « la sainteté » de tous les élus au Ciel et les futurs élus encore sur terre» !
Désigner un de ces divins élus, c'est déjà bien. Nous avons pour notre part l'heureuse coutume de faire mémoire de la Sainte Vierge, notre Madone : le contraire serait pour nous surprenant – mais enfin, on se réjouit aussi de faire aussi la mémoire de saint Marcellin Champagnat, fondateur de la Congrégation des frères maristes ! Que les « saints peints sur les vitraux » » chantent la gloire de Dieu et de notre Mère, la Sainte Vierge Marie, dont les reflets des lumières multicolores des vitraux viennent colorier nos chants qui s'élèvent vers Dieu en cercles infinis comme le vol des colombes jusqu'au plus haut des cieux. Ne nous étonnons guère de cette allégorie si vive ! Ni de cette même métaphore si évocatrice et si perceptive !
La Fête de la Toussaint a l'immense mission de nous faire entrevoir la présence de Dieu en donnant à des personnes le rôle de savoir et de pouvoir rayonner humblement sa grâce. Et ce que constatent nos yeux et nos cœurs pour pouvoir les garder en mémoire ! N'est-ce pas normal que des proches, des amis se soucient religieusement de ce que sont devenus leurs parents défunts, leurs aïeux, et leurs amis décédés et présents à l'au-delà ?
Pourtant, après les divins élus les plus connus et les moins illustres, il y a encore beaucoup parmi nous en ce monde qui depuis des siècles et des siècles accueillent la parole du Seigneur, écoutant au mieux la voix de leur conscience et communiant de toute leur âme à la grâce des sacrements et sont soudainement « tombés en adoration devant Dieu ». N'est-ce pas cela qui peut animer toute une famille chrétienne et le sort des futurs élus ?
Une seule question peut maintenant s'élever : ils furent comme nous ; voulons-nous devenir comme eux ? En avons-nous les moyens ? Qu'avons-nous de commun avec eux ?
Si nous regardons les vitraux des églises ou les sculptures des grands artistes, nous finissons dans l'admiration. Si nous accueillons tous les saints, ceux-ci ne sont plus perchés en haut, surplombant d'au-dessus, ni figés là-bas, mais tournés vers nous, devenus plus proches, assis à nos côtés, comme des frères ou des sœurs aîné(e)s, capables de nous porter en chemin, de nous aider à dépasser des obstacles, de nous indiquer la direction à prendre, les choix à opérer, la grâce de la vie véritable. Et nous sommes alors à portée de leurs échos. Ils nous rendent aptes à les entendre, à les écouter et avec eux à aimer Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ils nous montrent par leur vie que nous sommes tous « capables d'adorer Dieu en esprit et en vérité puisqu'il est là, présent devant nous ».
Certains sont passés par la grande épreuve, vivant Gethsémani, ou communiant au Seigneur dans sa passion et sa mort. Ce passage de la croix est destiné pour tous, c'est l'intensité qui seule varie. Mais chacun de ces aînés est arrivé à Pâques. Il y a découvert l'amour dont le Seigneur l'a comblé, le nom que la grâce du baptême lui a donné est comme scellé sur son âme et adopté par Dieu comme fils !
Tous ces élus peuvent ainsi nous apprendre la plus importante des choses : savoir être aimés de Dieu, demeurer et grandir en cet amour paternel et répondre par un amour filial.
Élus de Dieu, connus, méconnus, inconnus, ils eurent la grâce de Le nommer et de Le prier par le « Notre Père » ; et la grâce de percevoir qu'une attitude humaine qui le rend plus proche de nos cœurs, l'attitude de Jésus-Christ, le Fils et notre Dieu, celle dont une expression dit tout : « Livré pour nous ». Aujourd'hui, ils savent que vivre de la grâce dans l'Esprit Saint prépare à la gloire : voir Dieu « face à face », devenir semblable à lui, à la Vierge Marie, aux anges, aux prophètes, aux saints, aux élus et à tous les élus sur terre qui prient, c'est un miracle réservé à l'élite, à la famille humaine, à tous ceux qui veulent le bien, le beau, le brillant et le bienfaisant.
Certains se diront : « Ce programme est magnifique, mais comment cela produira-t-il ? » Nous, nous nous devons de vous répondre : comme autrefois à Nazareth, comme autrefois sur le mont Thabor, comme autrefois à Jérusalem, comme « aujourd'hui avec Mère Teresa devenue sainte » l'Esprit Saint vient en nous, nous éveillant tous à l'amour que le Seigneur a pour nous. Il vient sur nous pour que notre demeure soit en Lui comme les âmes trépassées qu'on fête à cette Toussaint ! Pour que si tous les élus furent un jour comme nous, nous voudrions être à jamais comme eux, accueillant l'amour de Dieu sous le regard de la Toute Sainte Vierge Marie ! Oui, il en en est ainsi ! Et c'est pour cela aussi que nous prononçons cette fin de prière de l'Ave Maria : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen !

Encore petits, nous avons toujours aimé les fêtes de famille !Et aujourd'hui, on en a une, une comme un enfant n'oserait pas imaginer, une vraie fête de famille, plus vraie que nature, avec des millions et des millions de participants ici et au Ciel. Et nous autres, au dernier rang !Il y a en effet des moments où Dieu réalise les rêves des enfants ! Il les entend comme s'ils étaient à sa portée, comme s'ils lui étaient familiers ! Il y a sans doute des heures où les petits communient jusque dans leurs rêves aux songes de Dieu ! Et aujourd'hui, en ces instants, il nous est fait la grâce d'en prendre conscience. C'est d'un rêve éveillé qu'il est question ! « Célébrer en famille une même fête « la sainteté » de tous les élus au Ciel et les futurs élus encore sur terre» !Désigner un de ces divins élus, c'est...
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