Barcelone vs Valence (3-2), un match riche en polémiques et assombri par la grave blessure d’Andres Iniesta, malgré un doublé majestueux de Lionel Messi. José Jordan/AFP
Le FC Barcelone leader controversé : un doublé de Lionel Messi, dont un penalty victorieux dans le temps additionnel, a permis aux Catalans de renverser Valence (3-2), samedi, en championnat d'Espagne, dans un match de 9e journée riche en polémiques et assombri par la grave blessure d'Andres Iniesta.
Au stade Mestalla, une série d'erreurs arbitrales et des projectiles visant les joueurs barcelonais à la fin du match ont presque éclipsé la prise de pouvoir du Barça, provisoirement en tête de la Liga. Le scénario a été haletant et ponctué de controverses : le Barça, qui menait 1-0 à la pause sur un but de Messi entaché d'un hors-jeu de Luis Suarez (22e), s'est retrouvé mené 2-1 après avoir encaissé deux buts en l'espace de quatre minutes par Munir (52e) et Rodrigo Moreno (56e). Et il a fallu l'égalisation de Luis Suarez (62e) puis un penalty arraché par l'Uruguayen et transformé par Messi (90e+4) pour sauver le club catalan. Messi et Suarez sont co-meilleurs buteurs de la Liga avec 7 buts chacun.
Au classement de la Liga, le Barça (19 pts) double temporairement l'Atletico Madrid (2e, 18 pts) et le Real Madrid (3e, 18 pts), opposés respectivement au Séville FC (4e, 17 pts) et à l'Athletic Bilbao (6e, 15 pts) hier dans la nuit.
Mais ce n'est sans doute pas ce que retiendront les médias espagnols, toujours friands de polémiques. Dans une première période très engagée, les Valenciens ont multiplié les interventions musclées, ce qui a coûté cher à Andres Iniesta, victime d'un violent tacle de l'Argentin Enzo Pérez. Se tordant de douleur, Iniesta est sorti en larmes sur la civière (14e), un ligament du genou droit touché et une absence estimée par son club à « six à huit semaines ». Et Pérez n'a même pas écopé d'un carton jaune, ce qui a scandalisé le banc barcelonais. Le ton était donné : alternant fautes non sifflées et cartons jaunes aléatoires, l'arbitre a validé le but lorsque Messi a ouvert le score aidé par Suarez, hors-jeu, qui masquait le gardien au moment de la frappe (22e). Cette fois, c'est le camp valencien qui a explosé, d'autant qu'une charge à l'épaule de Samuel Umtiti sur Rodrigo Moreno aurait pu donner lieu à un penalty (33e) pour Valence. Le milieu catalan Sergio Busquets, lui, aurait dû être exclu pour un second carton jaune oublié (40e). Valence n'a toutefois pas démérité : son gardien Diego Alves a multiplié les prouesses (31e, 36e, 38e) et le Barça, maladroit, a trouvé le poteau par Ivan Rakitic (50e). Cela a maintenu l'équipe de Cesare Prandelli dans le match jusqu'à deux buts renversants inscrits par Munir (52e), prêté par Barcelone, et Rodrigo Moreno (56e). Mais le club catalan n'a pas lâché prise, montrant de belles ressources mentales. Suarez, profitant d'un ballon relâché par Alves, a ramené Barcelone à hauteur d'une frappe croisée (62e). Et c'est encore l'avant-centre uruguayen, accroché dans la surface par le Tunisien Aymen Abdennour, qui a fait la décision en obtenant un penalty apparemment indiscutable. Restait à le transformer face à Alves, spécialiste de l'exercice. Messi, avec sang-froid, a marqué d'un tir au ras du poteau (90e+4), soit son 14e but avec Barcelone cette saison toutes compétitions confondues, trois jours après son triplé contre Manchester City en C1 (4-0). Et le Barça, malgré une atmosphère de soufre et les projectiles venus des tribunes, a ramené trois points cruciaux dans la course au titre.
(Source : AFP)


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