La question politique est au centre des inquiétudes des dirigeants du Fonds monétaire international (FMI). La situation de la zone euro ne s'améliore pas. Le FMI prévoit une hausse de la croissance de 1,7 % cette année, une baisse au niveau du chômage, une facilitation au crédit et une augmentation graduelle de l'inflation. Certains économistes craignent que le cas du Royaume-Uni qui a décidé de quitter l'Union européenne se propage en Europe.
Nous pouvons prendre l'exemple de l'Italie qui propose un référendum constitutionnel (prévu pour décembre) et qui pourrait mener Matteo Renzi à abandonner son poste de Premier ministre. Selon le marché, même si le référendum se jouera en la défaveur du premier ministre Renzi, il gardera son pouvoir politique pour éviter que les eurosceptiques gagnent les élections.
Par ailleurs, la Grèce demeure une source de risque. Malgré les aides reçues par la zone euro, Athènes risque d'être à court d'argent l'année prochaine. Cela pourrait causer des querelles entre l'Allemagne et le FMI qui a refusé d'aider la Grèce en raison de ses dettes élevées.
Les élections françaises, allemandes et néerlandaises ne facilitent pas la situation puisque la zone euro n'est plus capable de trouver une politique commune par rapport à l'avenir de l'Europe. S'ajoutent à cela les taux d'intérêt négatifs de la Banque centrale européenne (BCE) qui n'améliorent pas la situation économique des pays. Les banques commerciales pourront difficilement augmenter leur capital. Cette situation inquiète les électeurs qui tendent à devenir eurosceptiques.
Si la zone euro arrive à surmonter ces défis, les agents économiques reprendront confiance et les banques pourront plus facilement augmenter leur capital. Les investisseurs seront plus rassurés et le climat économique pourra prospérer. Ainsi, les gouvernements pourront mettre en œuvre des réformes structurelles.
Cet article est réalisé par Fidus



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