Russie
Fermeture des comptes de la chaîne RT : Moscou accuse Londres, qui dément
La Russie a accusé hier le Royaume-Uni d'être à l'origine de la prochaine fermeture des comptes bancaires britanniques de la chaîne publique russe d'information internationale RT. Le ministère russe des Affaires étrangères a souligné que cette décision semblait avoir été prise « en accord avec Londres » et visait à « écarter une source d'information gênante pour le discours officiel britannique mais populaire au sein du public britannique ». « Si c'est le cas, il s'agit de grossières violations aux principes de la liberté d'expression et de la presse », a ajouté la diplomatie russe. Londres a démenti en fin de journée être derrière cette initiative. « Cela concerne la banque, c'est à eux de décider à qui ils offrent leurs services, sur la base de leur appétit pour le risque », a déclaré une porte-parole de la Première ministre Theresa May, alors qu'aucune sanction liée à la Russie n'a été prise par des banques britanniques à la demande du gouvernement depuis février 2015.
Ukraine
Un chef militaire rebelle prorusse tué dans l'est du pays
Les rebelles prorusses de l'est de l'Ukraine ont décrété hier trois jours de deuil en hommage au chef militaire Arseni Pavlov, plus connu sous le nom de guerre « Motorola », tué la veille dans un attentat à Donetsk, fief des séparatistes. Les rebelles ont accusé Kiev d'être responsable de l'explosion. Le président ukrainien Petro « Porochenko a violé la trêve et nous a déclaré la guerre », a affirmé aux journalistes le président de la « République populaire de Donetsk » (DNR), Alexandre Zakhartchenko. L'assassinat de « Motorola » intervient alors que les deux régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk ont été ces derniers mois le théâtre de plusieurs attentats, de purges dans les instances dirigeantes et, selon les autorités rebelles de Lougansk, d'une tentative de putsch.
Abkhazie
Un individu se fait exploser dans l'enceinte de la télévision publique
Un homme s'est fait exploser dans l'enceinte de la télévision publique en Abkhazie, petit territoire séparatiste géorgien soutenu par la Russie, a annoncé hier le ministère abkhaze de l'Intérieur, cité par l'agence de presse russe RIA Novosti. « Un individu s'est fait exploser dans l'enceinte de la télévision. Il est clair qu'il avait une bombe (...) et il est probable qu'il n'était pas tout seul », a indiqué le ministre abkhaze de l'Intérieur Aslan Kobakhia, ajoutant qu'une enquête était en cours. Cette attaque n'a pas fait de victime hormis l'assaillant, selon les premières informations. Le président Raoul Khadjimba a pour sa part insisté sur le fait qu'il était « trop tôt pour parler d'une tentative d'attaque terroriste ».
Autriche
Le gouvernement décide de raser la maison natale d'Hitler
La maison natale d'Adolf Hitler dans le nord de l'Autriche va être rasée pour laisser place à « un nouveau bâtiment » et mettre fin à des années de bataille juridique autour de ce lieu qui attire régulièrement des néonazis, a annoncé hier le ministre autrichien de l'Intérieur. « La maison d'Hitler va être détruite. Les fondations pourront être conservées, mais un nouveau bâtiment sera érigé », a déclaré ce ministre, Wolfgang Sobotka, au quotidien autrichien Die Presse, évoquant un usage « caritatif ou administratif » pour la nouvelle construction. La date de présentation de ce projet de loi au Parlement autrichien n'est pas encore connue, pas plus que le calendrier de transformation du lieu.
Allemagne
Un accident industriel fait deux morts et six disparus
Une forte explosion et un incendie sur un site du géant allemand de la chimie BASF ont fait hier au moins deux morts, deux disparus et six blessés graves dans la ville allemande de Ludwigshafen, sans toutefois présenter « aucun danger » pour la population. « Deux personnes sont décédées dans l'incendie, six personnes ont été grièvement blessées (...) et deux sont toujours portées disparues », a indiqué BASF sur son compte Twitter en début de soirée. Les causes de la déflagration n'ont pas été déterminées dans l'immédiat, a reconnu BASF. L'incendie s'est déclaré dans un système d'approvisionnement de réservoirs de produits inflammables. L'entreprise n'a pas précisé quel type de produits chimiques circulaient dans les canalisations touchées par l'explosion.
Soudan du Sud
Près de 56 rebelles et 4 soldats tués dans des combats
Au moins 56 rebelles et quatre soldats gouvernementaux ont été tués ce week-end dans des combats près de Malakal, dans le nord-est du Soudan du Sud, a annoncé hier un porte-parole de l'armée. « Le nombre de rebelles tués après décompte est de 56 », a déclaré le général Lul Ruai Koang, porte-parole de l'armée gouvernementale (SPLA/Armée populaire de libération du Soudan). « De notre côté, nous avons perdu quatre combattants SPLA et 20 ont été blessés », a-t-il indiqué, affirmant que près de 200 pièces d'armement, dont des lance-grenades et des mitrailleuses, avaient été récupérées par les troupes gouvernementales.
Brésil
Près de 20 morts dans des prisons suite à une guerre entre factions du crime organisé
Des détenus décapités, d'autres brûlés vifs : de violents affrontements entre les deux plus grandes factions du crime organisé au Brésil ont fait 18 morts dimanche et hier dans deux prisons de la région amazonienne, un conflit qui risque de s'étendre. Hier, huit détenus sont morts carbonisés et deux autres ont été gravement blessés dans une prison de l'État de Rondonia, frontalier avec la Bolivie, au lendemain d'affrontements dans un pénitencier de l'État du Roraima, limitrophe avec le Venezuela, qui a fait 10 morts. « Sept corps ont été retrouvés carbonisés et trois autres décapités. Six détenus ont été légèrement blessés et soignés », a déclaré l'attachée de presse du gouvernement du Roraima, Jessica Laurie. Elle a expliqué que les conflits dans les deux prisons étaient liés : « La faction du crime organisé PCC (Premier commando de la capitale) a donné l'ordre de tuer les membres de la faction rivale CV (Commando Vermelho) dans toutes les prisons du pays. »
Niger
Spectaculaire attaque d'une prison abritant des jihadistes
Des hommes armés ont lancé hier une spectaculaire attaque contre la prison de Koutoukalé, à 50 km au nord-ouest de Niamey, l'établissement pénitentiaire le mieux gardé du Niger où sont détenus de nombreux jihadistes, avant d'être repoussés par les forces de sécurité. En fin de matinée, le corps d'un des assaillants, deux ceintures d'explosifs et trois motos calcinées étaient visibles devant le mur criblé de balles de la prison, a constaté un journaliste de l'AFP. La prison de haute sécurité de Koutoukalé est considérée comme la plus sûre du pays. C'est là que les autorités gardent les détenus les plus dangereux et notamment les éléments jihadistes des groupes sahéliens ou du groupe nigérian Boko Haram.

