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Liban - Les archives racontent...

Hier à l’Unesco, ces danseurs, c’était toute l’Arménie joyeuse et nostalgique...

Dans « L'Orient » du 15 octobre 1961

Hier soir a eu lieu, au théâtre de l’Unesco, devant une salle comble, où l’on notait la présence du ministre de l’Intérieur, M. Abdallah Machnouk, et de nombreux ambassadeurs, la première représentation donnée par la Troupe de danses folkloriques arméniennes, actuellement à Beyrouth.

Les filles virevoltent et lancent en l'air des gestes de couleur. Les garçons les suivent, les entourent de mouvements d'abord protecteurs, puis (...) de plus en plus coupants, saccadés. Et le paroxysme obtenu, la bataille des rouges et des verts, des bleus et des noirs achevée dans un climat de victoire, la musique retombe en pluie, les gestes retrouvent une harmonie calculée, les garçons leur douceur, les filles une souplesse heureuse et non provocatrice. Cela c'est le folklore, sorte de cristal au travers duquel toutes les combinaisons d'émotions simples sont possibles. (...) Cela, c'est surtout, à un très haut point, le folklore arménien – avec le folklore libanais, l'un des plus spontanés, des plus humains, des plus authentiques peut-être qui soient. (...)
On dit solide la joie provoquée par le spectacle du folklore : il y a pourtant on ne sait quelle mélancolie qui se dégage de ces créations immédiates. (...) La poignante poésie de l'éphémère est, dans le cas du folklore arménien, soulignée par la musique, une musique d'Orient obscur et profond, toute gonflée des puissances de la nostalgie ; musique d'exil...
... Mais les danseuses, les danseurs sont jeunes et beaux (...). L'Arménie est dans cette bonhomie, dans ces sourires, dans cette pudeur (...), dans ces acrobaties joyeuses. (...)
(...) Dans l'âme d'un peuple, quand elle est saine, il y a toujours un canari et dans les pieds du peuple, quand ils sont bien posés sur le sol, tous les pas et toutes les danses.

Les filles virevoltent et lancent en l'air des gestes de couleur. Les garçons les suivent, les entourent de mouvements d'abord protecteurs, puis (...) de plus en plus coupants, saccadés. Et le paroxysme obtenu, la bataille des rouges et des verts, des bleus et des noirs achevée dans un climat de victoire, la musique retombe en pluie, les gestes retrouvent une harmonie calculée, les garçons...

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