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Liban - Présidentielle

La tension monte après les deux discours de Nasrallah

Hariri chez Ayrault à la recherche d'une issue.

La réunion du bloc du Futur sous la présidence de Fouad Siniora.

Le deux discours successifs du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à l'occasion de la commémoration de l'Achoura, suivis d'une réplique acerbe du chef du courant du Futur, Saad Hariri, puis d'une condamnation hier de la part des membres du bloc du Futur, n'augurent pas d'un dénouement prochain du nœud de la présidentielle.
La valse des réactions suscitées par les propos du numéro un chiite, qui a tiré à boulets rouges une fois de plus sur l'Arabie saoudite en effleurant en surface la question présidentielle, démontre au contraire une exacerbation de la tension entre les deux parties. La nouvelle impasse dans laquelle se trouve cette échéance a poussé M. Hariri à prendre l'avion mercredi pour Paris pour y rencontrer le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, avec lequel il s'est entretenu hier au Quai d'Orsay. Au menu des échanges « les risques de la poursuite de la vacance à la magistrature suprême », M. Hariri ayant mis au courant son interlocuteur français « des efforts qu'il entreprend pour mettre un terme à cette situation », comme le précise un communiqué publié par le bureau de l'ancien Premier ministre.
La question des réfugiés syriens a également été évoquée par les deux hommes, le chef du courant du Futur ayant sollicité l'aide de la France pour habiliter le Liban à faire face aux multiples défis que pose ce dossier.
De leur côté, les députés du bloc du Futur sont montés au créneau, accusant le Hezbollah de pratiquer « une politique de destruction systématique qui va à l'encontre de l'intérêt du Liban et des Libanais ». Les membres du bloc, qui ont tenu hier leur réunion à la Maison du Centre, ont dénoncé avec virulence les propos tenus la veille et l'avant-veille par le chef du Hezbollah. Ce dernier avait critiqué violemment l'offensive saoudienne au Yémen et s'en est pris aux dirigeants du royaume wahhabite, accusant au passage les États-Unis d'être derrière la poursuite des combats en Syrie. « La guerre saoudienne contre le Yémen montre la rancune et la haine des Saoud envers le peuple yéménite », avait-il notamment déclaré, soulignant que « les Saoudiens considèrent les Yéménites comme leurs vassaux et n'admettent pas qu'ils puissent devenir indépendants ».

Constitution « violée »
À cela, les membres du bloc du Futur ont répondu que c'est plutôt le Hezbollah et son chef qui « poursuivent leur politique d'ingérence à l'extérieur que ce soit en Irak, en Syrie, au Yémen ou à Bahrein ». Dans un communiqué, ils estiment que les « propos diffamatoires du secrétaire général ne peuvent que porter atteinte aux intérêts du Liban et des Libanais ». Le texte publié à l'issue de la rencontre dénonce la « campagne d'incitation confessionnelle à l'encontre de nos frères en Arabie saoudite, en Irak, en Syrie, au Bahrein et au Yémen », accusant le parti chiite de chercher à faire prévaloir l'intérêt régional en lieu et place de l'intérêt du Liban.
Dans un tweet, Saad Hariri a répliqué pour sa part : « Il s'agit d'un discours politique qui n'a d'autres objectifs que d'exacerber les tensions entre les musulmans et de jeter de l'huile sur le feu. »
Évoquant le blocage de l'échéance présidentielle que M. Hariri avait tenté de lever en lançant une nouvelle initiative en direction du chef du bloc du Changement et de la Réforme, Michel Aoun, les membres du bloc du Futur ont pointé un doigt accusateur en direction de Hassan Nasrallah à qui ils reprochent de « perpétuer sa politique d'obstruction ». Et de dénoncer le fait que le parti chiite continue de « violer la Constitution et le pacte national ».
La veille, le dignitaire chiite s'était contenté de souligner que les développements sur ce sujet allaient « dans le bon sens ». Mardi, il avait appelé à un accord général sur l'élection présidentielle, laissant ainsi entendre qu'un accord bilatéral entre le courant du Futur et les aounistes ne suffirait pas. « Il y a entre le courant du Futur et le CPL une entente, mais pas un marché. Qu'est-ce qui empêche donc qu'il y ait des ententes avec Nabih Berry et Sleiman Frangié et les autres alliés ? Il faut des contacts, des rencontres, afin que la présidentielle aboutisse », avait-il dit.

Le deux discours successifs du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à l'occasion de la commémoration de l'Achoura, suivis d'une réplique acerbe du chef du courant du Futur, Saad Hariri, puis d'une condamnation hier de la part des membres du bloc du Futur, n'augurent pas d'un dénouement prochain du nœud de la présidentielle.La valse des réactions suscitées par les propos du numéro un chiite, qui a tiré à boulets rouges une fois de plus sur l'Arabie saoudite en effleurant en surface la question présidentielle, démontre au contraire une exacerbation de la tension entre les deux parties. La nouvelle impasse dans laquelle se trouve cette échéance a poussé M. Hariri à prendre l'avion mercredi pour Paris pour y rencontrer le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, avec lequel il s'est entretenu...
commentaires (5)

il faudrait que certains libanais arrêtent de soutenir l'arabie saoudite, ce n'est pas un des pays des plus démocratiques, au contraire : droits des femmes, arrestations arbitraires, tortures, corruptions et aux chrétiens du 14 mars, ils ne pourront pas pratiqué leur religion dans pays, alors qu'ils arrêtent d'aller prendre leurs ordres là-bas

Talaat Dominique

18 h 59, le 14 octobre 2016

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Commentaires (5)

  • il faudrait que certains libanais arrêtent de soutenir l'arabie saoudite, ce n'est pas un des pays des plus démocratiques, au contraire : droits des femmes, arrestations arbitraires, tortures, corruptions et aux chrétiens du 14 mars, ils ne pourront pas pratiqué leur religion dans pays, alors qu'ils arrêtent d'aller prendre leurs ordres là-bas

    Talaat Dominique

    18 h 59, le 14 octobre 2016

  • En effet de telles critiques envers un grand et généreux allié comme l'Arabie Saoudite, ne peut que nuire aux intérêts du Liban et des milliers de Libanais qui y travaillent pour y gagner leur vie. Les propos du Sheikh Hassan Nasrallah sont irresponsables et diffamatoires.

    Tony BASSILA

    18 h 47, le 14 octobre 2016

  • DE L,HUILE SUR LE FEU...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 00, le 14 octobre 2016

  • Haha je comprend pas pq risquer à ce qu'il n'y est pas de président si prêts du but, ou Comment on monte le niveau de son discours contre un pays pour faire échouer les pourparlers en vue de l'élection d'un président !!! Car les solutions en Syrie de sont pas encore prêtes !!

    Bery tus

    07 h 36, le 14 octobre 2016

  • Ces discours enflammés n'ont d'autre but que d'empêcher les haririens de voter Aoun. La preuve est donnée, une fois de plus que lee Hezbollah ne veut pas de GMA pour président, ni même de président du tout.

    Yves Prevost

    06 h 55, le 14 octobre 2016

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