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Moyen Orient et Monde - Nations Unies

« Bienvenue au poste le plus impossible de la planète... »

Le nouveau secrétaire général Antonio Guterres, plébiscité hier par l'Assemblée générale, est appelé à muscler l'Onu face aux divisions.

L’ex-Haut-Commissaire aux réfugiés a été officiellement nommé, hier, par les 193 pays membres, pour un mandat de cinq ans à la tête de l’Onu. Jewel Samad/AFP

Le Portugais Antonio Guterres succédera le 1er janvier au Sud-Coréen Ban Ki-moon au poste de secrétaire général de l'Onu, avec pour mission de muscler une institution affaiblie par les tensions entre grandes puissances et la multiplication des conflits dans le monde.
L'ex-Haut-Commissaire de l'Onu aux réfugiés, qui vient d'affronter à ce titre la plus grave crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale, a été officiellement nommé hier par les 193 pays membres de l'Onu pour un mandat de cinq ans, après avoir reçu jeudi dernier la bénédiction des 15 pays du Conseil de sécurité. La nomination de l'ex-Premier ministre socialiste portugais – premier ex-chef de gouvernement à accéder à ce poste – a été saluée par un tonnerre d'applaudissements. « Bienvenue au poste le plus impossible de la planète », l'a félicité l'ambassadrice des États-Unis à l'Onu, Samantha Power. Avec M. Guterres, l'Onu « a choisi un candidat apportant à la fois la tête et le cœur », a-t-elle ajouté, en espérant que l'unité qui avait prévalu pour sa nomination « allait se poursuivre ».
M. Guterres (67 ans), petit homme râblé qui jongle avec aisance entre le français, l'anglais, l'espagnol et le portugais, s'est dit « pleinement conscient des défis » du poste. Il a fait vœu d'agir en « médiateur » et « honnête intermédiaire » pour « construire des ponts » entre des visions parfois « légitimement différentes ». Il a immédiatement appelé les grandes puissances à surmonter leurs divisions sur la Syrie, à l'approche de nouvelles discussions internationales sur ce conflit. « Quelles que soient les divisions, il est plus important de s'unir » et « grand temps de se battre pour la paix », a déclaré M. Guterres après sa nomination. Il a également appelé à « combattre avec détermination » tant les « groupes terroristes et les extrémistes violents » que « l'expression du populisme et de la xénophobie », estimant qu'ils « se renforcent mutuellement ».

Meilleur barreur possible
Le futur secrétaire général s'installera, avec son équipe de transition, dans des bureaux provisoires en face du siège de l'Onu. Mais les attentes sont déjà fortes pour qu'il reprenne l'initiative sur les grandes crises actuelles, comme les guerres en Syrie, au Yémen ou au Soudan du Sud. Attentes d'autant plus élevées que le discret Ban Ki-moon, secrétaire général depuis 10 ans, a déçu. « Tout le monde est très poli sur Ban, mais soyons honnêtes... Tout le monde sait qu'il n'a pas été un secrétaire général fort, ni sur le plan du leadership externe ni pour les réformes internes », avait expliqué, mercredi, un diplomate du Conseil de sécurité, sous couvert d'anonymat. Il devra aussi redorer le blason des missions de maintien de la paix de l'Onu, dont plusieurs sont en difficulté. M. Guterres a également plaidé, pendant sa campagne, pour une réforme de l'Onu.
Avec M. Guterres, « les Nations unies se dotent du meilleur barreur possible pour cette période de tempêtes : un leader capable de tracer une direction et de rassembler, un grand professionnel capable de réformer et d'innover, un humaniste doté d'une vraie boussole morale », avait estimé, mercredi, l'ambassadeur français à l'Onu, François Delattre.

(Source : AFP)

Le Portugais Antonio Guterres succédera le 1er janvier au Sud-Coréen Ban Ki-moon au poste de secrétaire général de l'Onu, avec pour mission de muscler une institution affaiblie par les tensions entre grandes puissances et la multiplication des conflits dans le monde.L'ex-Haut-Commissaire de l'Onu aux réfugiés, qui vient d'affronter à ce titre la plus grave crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale, a été officiellement nommé hier par les 193 pays membres de l'Onu pour un mandat de cinq ans, après avoir reçu jeudi dernier la bénédiction des 15 pays du Conseil de sécurité. La nomination de l'ex-Premier ministre socialiste portugais – premier ex-chef de gouvernement à accéder à ce poste – a été saluée par un tonnerre d'applaudissements. « Bienvenue au poste le plus impossible de la planète », l'a...
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