Libye
Près de 80 jihadistes tués à Syrte
Les forces du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont affirmé hier avoir tué dimanche 80 jihadistes au cours de leur offensive pour reprendre Syrte, bastion du groupe État islamique. « Les commandants des unités au front ont recensé pas moins de 55 cadavres de (jihadistes) tués alors qu'ils tentaient sans succès de prendre de court les lignes arrières (des forces loyalistes), en plus de 25 autres corps » découverts dans la ville, ont indiqué les forces pro-GNA dans un communiqué. Les forces progouvernementales, dont huit soldats ont été tués dans les seuls combats de dimanche, ont indiqué avoir pris de nombreux véhicules, armes et munitions aux jihadistes. Lancée le 12 mai, l'opération de reconquête de Syrte progresse par à-coups, l'armée lançant régulièrement de nouvelles offensives entrecoupées de périodes de calme.
Maroc
Démantèlement d'une cellule féminine de l'EI
Dix femmes, qui avaient fait allégeance à l'organisation État islamique et voulaient commettre des attentats-suicide dans plusieurs villes du Maroc, ont été arrêtées hier par la police, une première dans le pays, a-t-on appris de source officielle. Les dix suspectes ont « essayé de se procurer des produits chimiques utilisés dans la fabrication de ceintures explosives », a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Elles « voulaient commettre des attentats-suicide contre des installations vitales au Maroc », selon ce communiqué. Cette cellule féminine était par ailleurs chargée du recrutement et de l'entraînement de femmes pour l'EI.
Bahreïn
La Cour de cassation refuse de libérer le chef du Wefaq
La Cour de cassation de Manama a rejeté hier une demande de libération du chef de l'opposition chiite bahreïnie, Ali Salmane, qui purge une peine de 9 ans de prison pour complot contre le régime et incitation à la désobéissance. Le chef du mouvement al-Wefaq avait été condamné en juillet 2015 à 4 ans de prison après avoir été reconnu coupable d'incitation à la haine confessionnelle dans le petit royaume à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite. En mai, la cour d'appel avait alourdi la peine à 9 ans de prison en retenant le chef d'accusation de complot contre le régime, dont cheikh Ali Salmane avait été acquitté en première instance.
Éthiopie
Deuil national de trois jours après la mort de 52 personnes dans un festival
L'Éthiopie a commencé hier un deuil national de trois jours après la mort de 52 personnes dans un mouvement de foule lors du traditionnel festival oromo Irreecha, dimanche à Bishoftu, au sud d'Addis-Abeba. Le gouvernement régional oromo a annoncé dans un communiqué que 52 personnes étaient décédées dimanche à Bishoftu dans une bousculade, en raison de l'action de « forces irresponsables » qui avait déclenché un mouvement de foule. L'opposition a contesté ce bilan, parlant d'au moins 100 morts. Plusieurs dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées sur les bords du lac Harsadi, sacré pour les Oromo, pour assister à la cérémonie de l'Irreecha qui marque la fin de la saison des pluies.
Cachemire
Nouveaux tirs croisés entre le Pakistan et l'Inde
Des tirs croisés ont à nouveau opposé hier les troupes pakistanaises et indiennes de part et d'autre de la ligne divisant la région contestée du cachemire, a indiqué l'armée pakistanaise, après une attaque de rebelles contre une base militaire indienne pendant la nuit. Ils interviennent cinq jours après l'annonce par l'Inde de frappes qualifiées de « chirurgicales » contre des positions de rebelles séparatistes situées du côté pakistanais de la ligne de démarcation qui sépare le Cachemire indien du Cachemire pakistanais.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef