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Moyen Orient et Monde - Municipales

Pas d’élections communes pour les Palestiniens, seule la Cisjordanie votera

La Cour suprême palestinienne réunie à Ramallah. Abbas Momani/AFP

La justice palestinienne a décidé hier que les élections municipales se tiendraient en Cisjordanie mais pas dans la bande de Gaza, illustrant à nouveau l'incapacité des mouvements palestiniens à surmonter leurs rivalités.
Ce scrutin était censé être le premier depuis 2006 à se tenir en même temps dans les deux territoires, séparés géographiquement par le territoire israélien et politiquement par des années de querelles entre l'Autorité palestinienne et le Hamas islamiste.
Toutes les tentatives de réconciliation ayant fait long feu, les municipales auraient pu délivrer le message d'une convergence palestinienne. Mais leurs résultats et les conséquences, notamment en cas de succès du Hamas en Cisjordanie, étaient une source de grande incertitude.
L'animosité interpalestinienne est telle que le doute a été permanent quant aux chances que le processus aille à son terme. Il a effectivement été suspendu en septembre et les élections, initialement prévues le 8 octobre, remises à une date inconnue.
Hicham al-Hatou, le président de la Cour suprême, instance relevant de l'Autorité, a ordonné hier devant une salle d'audience bondée la reprise du processus. Mais il a estimé que les tribunaux dans la bande de Gaza n'apportaient « pas les garanties » nécessaires. Ces tribunaux, qui n'ont pas prêté serment à l'Autorité, ont invalidé récemment des listes du Fateh, qui domine l'Autorité palestinienne. Aucune nouvelle date du scrutin n'a été fixée.
La Commission électorale a, elle, plaidé pour un report de six mois, dans une lettre adressée au président de l'Autorité Mahmoud Abbas car, dans l'immédiat, la décision de la Cour suprême « aggrave la fracture » palestinienne.
Le Hamas a en effet dénoncé une décision « politique, discriminatoire et qui entérine la division ».
Selon les experts, M. Abbas avait fait, en convoquant des élections, le pari d'un nouveau boycott du Hamas et de la division des autres partis face au sien, le Fateh.
« Le Hamas a profondément bouleversé les attendus du Fateh » en décidant de participer et en soutenant des listes de technocrates, et non des membres affiliés au mouvement qui auraient pu exposer les municipalités à des sanctions, dit le chercheur Xavier Guignard. Le recours à la Cour suprême n'est que l'une des « techniques employées par le Fateh pour se prémunir contre une défaite » en y appliquant un « vernis légal », estime M. Guignard.
L'annulation des élections à Gaza risque d'entamer encore davantage le crédit de M. Abbas, déjà vivement critiqué par la rue palestinienne pour sa participation aux obsèques la semaine dernière de l'Israélien Shimon Peres.
Le Parlement palestinien ne siège plus. Le mandat de M. Abbas a expiré en 2009, mais court toujours faute de présidentielle.
(Source : AFP)

La justice palestinienne a décidé hier que les élections municipales se tiendraient en Cisjordanie mais pas dans la bande de Gaza, illustrant à nouveau l'incapacité des mouvements palestiniens à surmonter leurs rivalités.Ce scrutin était censé être le premier depuis 2006 à se tenir en même temps dans les deux territoires, séparés géographiquement par le territoire israélien et politiquement par des années de querelles entre l'Autorité palestinienne et le Hamas islamiste.Toutes les tentatives de réconciliation ayant fait long feu, les municipales auraient pu délivrer le message d'une convergence palestinienne. Mais leurs résultats et les conséquences, notamment en cas de succès du Hamas en Cisjordanie, étaient une source de grande incertitude.L'animosité interpalestinienne est telle que le doute a été permanent...
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